30 juillet 2009
Au Revoir, Globules !
Pendant un an, on m'a donné la possibilité extraordinaire de pouvoir effectuer un SVE (Service Volontaire Européen) au sein de l'association "L'Ecrit-Santé", qui édite le Journal Globules. J'ai eu l'occasion d'accompagner, d'observer et de participer au sein de cet adorable journal.
Il est difficile de résumer ce séjour, d'énumérer toutes les activités et de dire ce que représentera toujours Globules pour moi.
Principalement, je me suis occupé d'une rubrique européenne pour laquelle j'ai interviewé des associations européennes, des structures publiques ou des particulières. Inoubliable restera l'interview avec Adrien Meuret qui est parti pour 10 mois pour un tour d'Europe à vélo (www.2véloseurope.fr) ou le témoignage de Marie Godard qui a effectué son SVE à Nicaragua. Egalement le "26e Festival de Livre de la Jeunesse de Rouen" en décembre 2008 ou la journée des "Junior Associations" en février 2009 étaient des temps forts pendant cette année.
Mais surtout l'équipe de Globules va rester toujours dans mon coeur, c'est incroyable ce qu'ils ont fait pour moi, je ne sais pas comment les en remercier assez. Surtout parce que les relations ne sont pas restées neutres, professionnelles, mais étaient vraiment proches et cordiales.
Le "comité de rédaction jeune" était aussi une partie très importante de ma vie à Rouen, les émissions radios mensuelles à la radio HDR m'ont apporté beaucoup de plaisir et collaborer avec eux fut une véritable joie.
La ville de Rouen avec sa Cathédrale, ses maisons à colombages et la Seine avait un charme particulier à côté duquel il est difficile de passer.
Un grand Merci à Delphine, Christine, Laurent, Christel, Hélène,Bk, Jimmy, Wided, Vanina, Raouf, Marie, Janneau et tous et toutes que j'ai oublié de mentionner !
Je reviendrai !
Daniel
« Imaginer l’autre »
L’Espace
Jeunesse de Grand-Quevilly a organisé un échange multilatéral du
16 au 23 juillet 2009 avec des jeunes d’Angleterre,
d’Allemagne et d’Israël.
Pendant des ateliers de vidéo, de photo,
de théâtre et de veillée à thème, les 28 jeunes ont travaillé sur le
thème des différences, des ressemblances et des préjugés.
L’objectif était également de créer des liens entre des jeunes de
Hinkley (Angleterre), de Laatzen, (Allemagne) et de Ness-Ziona (Israël)
qui sont tous des villes jumelées de Grand-Quevilly.
Dans une
façon ludique, les quatre ateliers font les jeunes réfléchir sur le
thématique des différences : pendant que l’association « Yaka
international » travaille avec des jeunes dans l’atelier vidéo, le
groupe « veillées » prépare des présentations des pays participants
pour chaque soirée.
À part des ateliers, il y avait un rallye pédestre à Rouen, un après-midi des jeux et des visites à la mer et à Paris.
Qu’est-ce que les jeunes en pensent ?
Hofit,
17 ans, de Ness-Ziona en Israël, était étonnée que les rues de
Grand-Quevilly soient si désertes alors qu’en Israël la plupart de la
journée se passe dehors. Les rencontres avec des Français, des
Allemands et des Anglais a beaucoup de valeur pour elle, et elle espère
pouvoir les revoir un an après.
Baptiste, 15 ans, de Grand-Quevilly,
se réjouit qu’un échange international se déroule dans sa commune : «
Comme je viens souvent à l’Espace Jeunesse, on m’a proposé de
participer à cet échange et j’étais tout de suite intéressé ». Depuis
deux mois, les participants français préparent l’échange et ont
réfléchi comment ils s’imaginent les autres participants. Baptiste fait
partie de l’atelier photo où ils cherchent « ce que nous vivons ici ».
Les
participants anglais de Hinckley,près de Leicester, apprécient beaucoup
l’amour des Français pour la famille et la nourriture. « Nous, on est
toujours en stress, on ne se prend pas vraiment de temps de manger
bien. »
Natalie d’Allemagne est étonnée de l’ouverture des Français vers les autres.
«
Aussi si les Français ne parlent pas bien anglais ou allemand, ils sont
les plus ouverts et curieux des tous les pays participants. »
L’échange
multilatéral est financé en grande partie par le Programme Européen «
Jeunesse en Action », la participation d’Israël est possible grâce à la
mairie de Grand-Quevilly. Pour les années à venir, les organisateurs
espèrent mettre en place des visites dans des villes jumelées en
Allemagne, Israël et Angleterre.
Pour plus d’informations, contactez :
Virginie Bernard
L’Espace Jeunesse de Grand-Quevilly
au 02 35 11 56 10
Daniel Hadwiger
28 juillet 2009
DeutschMobil
Parler
des langues étrangères est devenu de plus en plus important : l'anglais
est aujourd'hui réputé comme indispensable pour la vie professionnelle,
et apprendre une deuxième langue vivante est conseillé. Dans les
collèges français, ce sont surtout l'anglais et l'espagnol qui sont le
plus choisis. Mais qu'en est-il de l'allemand ? Comme l'allemand a
l'air d’être une langue difficile, surtout avec sa grammaire et sa
prononciation, deux fois plus d'élèves préfèrent apprendre l'espagnol
plutôt que l’allemand.
Pour donner envie d'apprendre la langue de
Goethe et de transmettre une image plus moderne de ce pays voisin, on a
lancé en 2000 l’action "DeutschMobil". L’idée : des jeunes
animateurs allemands sillonnent avec un van 10 régions de France,
rendent visite aux écoles primaires et aux collèges. En s'adressant aux
élèves de la CP/CE1, CM2 ou 5ième qui peuvent choisir une langue
étrangère, l’animateur de « DeutschMobil » essaie de transmettre une
image joyeuse et captivante de l’allemand. Un dispositif similaire
existe aussi en Allemagne, 12 « FranceMobil »promeuvent le Français
auprès des élèves allemands. Depuis sa fondation, le programme «
DeutschMobil » a connu un grand succès, on compte jusqu'au 50 %
d'inscriptions supplémentaires en allemand LV2 et 25 % d’inscriptions
supplémentaires en allemand LV1 après le passage du « DeutschMobil ».
La présence d’un animateur « DeutschMobil » en Normandie est
possible grâce au soutien financier de la Robert Bosch Stiftung, à la
mise à disposition d’un van par Mercedes-Benz et grâce aux plusieurs
partenaires comme le Conseil Général du Calvados, Arte, l’OFAJ (Office
Franco-Allemande de la Jeunesse), le DAAD (Deutscher Akademischer
Austausch Dienst), Hueber, Larrousse etc.
Basée
à Caen, l’animatrice de l’année scolaire 2008/2009, Susanna Dickmeis,
intervenait le 9 juin 2009 auprès de la classe CM2 de l'école primaire
"Joliot-Curie I" à St. Etienne du Rouvray. Après un jeu de
présentation, l’animatrice expliquait aux 23 élèves l'importance de
parler allemand : c'est la langue maternelle la plus parlée en Europe,
pas seulement en Allemagne, mais aussi en Autriche et en Suisse. Un
Européen sur cinq parle donc allemand. Susanna Dickmeis expliquait la
prononciation allemande et la comparait avec l'anglais : beaucoup de
mots se ressemblent comme "Fish" et "Fisch", "winter" et "Winter" ou
"finger" et "Finger". Ensuite, elle donnait la parole aux petits
Stéphanois pour évaluer leurs acquis sur la culture allemande. On parle
de Michael Ballack, d'Adidas, du Bayern München, de BMW, de Volkswagen
ou du chocolat "Kinder". Quelques-uns savent déjà compter jusqu'à dix,
d'autres connaissent les couleurs en allemand.
De plus, les
enfants pouvaient reconnaître dans les jeux "Dessine-moi un mot"
d'autres mots allemands qui sont similaires en français comme
"Elefant", "Rose", "Giraffe", "Pizza", "Tasse", "Gitarre" ou "Bus".
Depuis Septembre 2008, Susanna Dickmeis rend visite aux écoles
primaires et collèges en Basse- et en Haute-Normandie. Son engagement
germanophone en France n'est pas un hasard :
comme elle avait toujours
eu un vif intérêt pour ce pays voisin, le lectorat « DeutschMobil » lui
permet de rester en lien avec la France. Dans le cadre de ses études en
communication interculturelle à Sarrebruck, Susanna Dickmeis a passé
une année à Aix-en-Provence en tant que boursière du programme Erasmus.
Elle y a rencontré par hasard l’animatrice du »DeutschMobil » de
la région PACA (Provence Alpes Côte d’Azur). Après ses études, elle a
postulé pour devenir l’animatrice du « DeutschMobil » de Caen. « Je
veux montrer qu’on peut s’amuser en apprenant une langue, que
l’allemand n’est pas aussi difficile qu’on le dit, au contraire :
l’allemand est assez logique et représente une bonne base pour
l’apprentissage des autres langues comme par exemple l’anglais"
explique-t-elle. « Dans l’avenir j’aimerais continuer à travailler dans
le domaine des relations franco-allemandes ».
A l'école primaire de
St. Etienne du Rouvray, l’animatrice finit son intervention en parlant
d'une tradition allemande. Elle présente la "Schultüte" (cornet
d'école), un cornet en papier-carton rempli de sucreries quels les
enfants reçoivent le jour de leur première rentrée à l'école primaire.
Avant de partir, elle chante un petit rap allemand avec les petits
Stéphanois qui participent vivement et engagés.
Plus d'informations sur www.deutschmobil.fr
Daniel Hadwiger
09 juillet 2009
"Notre différence nous rapproche"
Un festival international du Théâtre-Jeune
Pour la 16e fois, le "Festival Globe Théâtre, Rencontre
Internationale et Francophone de Théâtre-Jeunes" s'est déroulé du 16 au
24 mai 2009 dans toute l'agglomération de Rouen. Organisé par
l'association « La Littoralité Francophone », ce festival rassemble
chaque année des jeunes troupes de théâtre de tous les continents, qui
présentent pendant cinq jours une pièce de théâtre en français. Entre
autres, un groupe de théâtre de Montenegro jouait "Antigone" de Jean
Anouilh, un groupe de l'Ukraine a présenté "Le petit Nicolas et ses
amis" de Sempé et Goscinny, et "Variations libres d'après La Fontaine"
de Sylvaine Hinglais a été présentés par un troupe de Biélorussie.
Marie
Deghilage, coordinatrice culturelle de La Littoralité Francophone,
explique le fonctionnement du festival, leurs activités nombreuses et
au-delà, l'importance de rencontrer et d’échanger avec des pays
étrangers.
Globules : d'où vient l'appellation "Globe Théâtre" et qu'est-ce que ça signifie pour vous concrètement ?
Marie
Deghilage : le nom de "Globe Théâtre" signifie que ce festival ne
se limite pas au continent européen, mais qu’il est vraiment ouvert à
tous les pays du Globe. Par la langue française, qui est parlée presque
partout, il nous est possible de rencontrer des gens d'autres pays. Par
exemple, cette année, on a accueilli 120 jeunes étrangers des six pays
et on s'est bien entendu !
Globules : dans quelles circonstances l'association "La Littoralité Francophone" est -elle né ?
Marie
Deghilage : l'association était fondée en 1994 à Canteleu et suit comme
objectif principalement la promotion des oeuvres francophones. Canteleu
est une ville où il y a beaucoup des cultures avec des origines
différentes, un "melting pot" qui a la langue française en commun. "La
Littoralité Francophone" a été fondée dans le même esprit : bien qu'on
vient de tous les horizons, on peut se rencontrer et s'échanger
facilement.
Globules : quels pays accueillez vous au "Globe Théâtre" ?
Marie
Deghilage : il n’y a pas des limites, on est ouvert à tous les
pays du monde. Souvent, il y a beaucoup des pays de l'Europe de l'Est
qui participent, mais on accueille également le Québec ou les pays
d'Afrique. Cette année, il y a six troupes étrangères, venant de
l'Ukraine, de la Roumanie, de la Biélorussie et du Monténégro.
Toutefois, il est toujours difficile de trouver des familles d'accueil.
Globules : comment "Globe Théâtre" se déroule-t-il ?
Marie
Deghilage : on essaie de choisir des troupes étrangères avec une
thématique qui correspond à un public jeune. Il y a aussi des troupes
étrangères qui reviennent plusieurs fois au "Globe Théâtre". Pendant
une semaine, les troupes étrangères présentent leurs pièces de théâtre
dans les salles municipales de l'agglomération de Rouen, mais aussi les
ateliers-théâtre locaux de "La Littoralité Francophone" montrent leur
travail annuel sur scène. Dans le cadre du festival, on propose aux
troupes des ateliers des pratiques théâtrales comme l'improvisation ou
le travail avec des marionnettes. Un marché international avec des
produits artisanaux des troupes accueillies est également proposé.
Globules : à part de "Globe Théâtre, quelles activités proposez-vous ?"
Marie
Deghilage : on travaille beaucoup sur l'animation des ateliers de
théâtre, soit avec des jeunes à partir de 3 ans, soit avec des adultes
ou également avec des personnes handicapées. De plus, on intervient
dans les écoles où l’on monte au cours de séances hebdomadaires
une pièce de théâtre qui est présentée en fin d’année.
Depuis 3
ans maintenant, une compagnie professionnelle est née au sein de
l’association. Un travail autour du Théâtre-Forum est mené et des
prestations théâtrales sur des thématiques comme la sécurité routière,
la drogue ou l’addiction ont été réalisées. De plus, l'association
assure des formations et animations auprès de l'IDS (Institut du
Développement Social) à Canteleu ou l'IUFM (Institut Universitaire de
Formation des Maîtres) à Rouen. Pour les amateurs de théâtre, on met à
disposition une bibliothèque avec 2000 livres (romans et pièces de
théâtre).
Globules : la semaine dernière, le "Globe Théâtre" a pris sa fin, quels sont vos sentiments par rapport au festival 2009 ?
Marie
Deghilage : on a travaillé dur toute l'année, il y avait beaucoup de
stress… mais pendant le festival c'était très enrichissant de
rencontrer des jeunes étrangers et tout le travail qu'on y a investi en
vaut la peine. Bien qu'on eût des mauvaises surprises avec les groupes
d'Algérie et d'Angola qui ne pouvaient pas venir à cause des problèmes
de Visa, on est quand même très content. Deux nouveaux pays ont
participé pour la première fois au "Globe Théâtre", la Biélorussie et
le Monténégro ! On est ensemble parce qu'on aime le théâtre, on a
voyagé avec eux en restant ici.
Pour savoir plus : www.littoralite-francophone.com
Daniel Hadwiger
06 juillet 2009
Quizz sur l’Europe
Quelques jours avant les élections européennes, la PAIO (Permanence
d'Accueil, d'Information et d'orientation) de Vernon a organisé en
collaboration avec le Point Information Jeunesse de l'association
"Jeunesse et vie" un quizz sur la construction de l'Europe et les pays
membres de l’Union Européenne actuellement. Neuf feuilles de route
ont interrogé les participants sur les élections européennes, la
culture, l'histoire et la géographie des pays membres ou le "Programme
Européen Jeunesse en Action". Une exposition sur l'Europe à la PAIO
et au FJT (Foyer des Jeunes Travailleurs) de Vernon était mise à
disposition par le Conseil Régional et la D.R.D.J.S. pour faciliter la
recherche des réponses. Pour remplir les feuilles de route, les jeunes
pouvaient trouver des renseignements dans l'exposition sur les pays
européens et l'histoire de l'UE ou faire des recherches sur Internet.
Après un repas "européen" au restaurant social du FJT, les jeunes ont
participé à un jeu sur les 27 pays d'Europe et un petit cours
d'allemand dispensé par les 2 jeunes SVE allemands.
À la fin de la journée, Ibrahima Niakate et Ludivine Suzeau qui
avaient le mieux répondu, ont reçu comme récompense, outre des lots
habituels, des jeux de plateaux Euromind sur l'Europe et des places de
cinéma. Pour clôturer le quizz sur l’Europe, des volontaires allemands
ont présenté dans le cadre d'un café débat le Service Volontaire
Européen (SVE) et également l'importance des élections européennes. Les
jeunes participants de la PAIO de Vernon pouvaient ainsi s'informer sur
l'Europe, mais aussi se préparer à un échange franco-allemand qui s'est
déroulé du 14 au 21 juin 2009 à Norden Basse-Saxe (au large de la Mer
du Nord).
Daniel Hadwiger
Un rêve franco-italien
Sept jeunes de l'agglomération du Havre partiront en Italie pendant deux semaines au mois de juillet, à la rencontre des huit jeunes de Porticco e San Bennedetto, un village de montagne près de Florence. Loïc, Cécile, Hugo, Victor, Gwenola, Juliette et Thomas, tous porteur d’un handicap moteur, rêvent depuis longtemps de cet échange. C'est bien sûr pour découvrir un autre pays, une autre culture et des traditions différentes, mais aussi pour voir comment on peut vivre avec et au-delà du handicap. Encadrés par le SESSD-APF (Association des Paralysés de France) du Havre, les jeunes ont eu l'idée en novembre 2007 de voyager vers un pays du Sud et de rencontrer des jeunes du même âge. Financés par le "Programme Européenne Jeunesse en Action", ils se sont lancés en décembre 2008 à l'élaboration d'un dossier intitulé "Citoyens Européens sans barrières". Depuis juin 2008, ils ont établi des contacts solides avec l'association "Karabobowski".
Du 6 au 18 juillet 2009, les jeunes Italiens et Français vont se partager l'hébergement et organiser leurs activités ensemble. Des visites des villes comme Florence sont prévues comme également des soirées françaises et italiennes ou une journée à la mer. Pendant le séjour, un film va être réalisé, à hauteur de fauteuil roulant et à hauteur de personne valide qui va être présenté à la fin du séjour aux habitants du village. Le scénario du film ? "On filme ce qu'on vit", expliquent les jeunes.
Lors d’une pré-visite le 22 et 23 mai 2009 à Porticco e San Bennedetto, ils ont déjà pu tester l'accessibilité de la maison et organiser le séjour. "On était vraiment bien accueilli, ils sont très motivés et c'est très joli là-bas... plein des petites rivières dans un paysage montagneux", affirme Gwenola.
Une bonne compréhension de la langue est assurée par l'animateur italien qui parle bien français. Sinon, on se débrouillera avec l'anglais. "L’Europe est accessible même avec la barrière de la langue" confie Hugo. Naturellement, ils se réjouiraient de pouvoir accueillir les Italiens en Normandie l'année prochaine.
Daniel Hadwiger
Rencontre européenne autour du handicap
En partenariat avec les associations locales, la PAIO (Permanence
d'Accueil, d'information et d'Orientation) de Vernon s'engage depuis
plusieurs années dans le domaine du handicap. Jaouad Henoun, conseiller
à la PAIO, précise qu'il ne pense pas forcément aux jeunes
souffrant d’un lourd handicap, mais aussi aux jeunes qui ont des
grandes difficultés à s'intégrer et à trouver un emploi. « De plus en
plus, on a des jeunes qui ont vraiment du mal à se concentrer, à écrire
un CV ou à tenir simplement une discussion. Leur handicap n'est pas
vraiment reconnu, mais ils ont quand même des difficultés
particulières. » Jaouad Henoun pense à ces jeunes lorsqu’il organise
des rencontres avec d'autres structures qui sont confrontées aux
problèmes similaires. Les échanges impliquant les jeunes, mais aussi
des associations régionales et européennes, apportent aux jeunes
participants une expérience exceptionnelle, mais forment aussi les
structures eux-mêmes.
Échange de connaissances sur le handicap mental
Soutenu par le PEJA (Programme Européenne Jeunesse en Action), le projet intitulé "Comment partager mon quotidien avec le monde quand je suis un jeune en situation de handicap intellectuel et psychique ?" a réuni des associations haut normandes avec des partenaires espagnols, allemands, anglais, grecs, lettons et tunisiens. Le projet monté au départ entre la PAIO de Vernon, la Littoralité Francophone et le Point Jeunes d'Evreux, envisageait un échange des connaissances dans le domaine du handicap mental. Chacune des associations mène un travail autour du Handicap en partenariat avec des structures locales d’accueil de personnes en situation de handicap. Il leur a semblé nécessaire et indispensable de les impliquer dans la construction du projet afin d’obtenir le point de vue de l’Education Spécialisée. Ainsi, l’AMS St Martin et Les Papillons Blancs de l’Eure les ont rejoints et ont apporté leur regard de spécialistes. Autour d'un séminaire du 19 octobre au 24 octobre 2008, ils ont travaillé particulièrement sur l'insertion des jeunes handicapés mentaux. 21 jeunes participants et 19 experts ont échangé sur tous les thèmes qui concernent le handicap, la famille, l'éducation, la vie de couple ou les sports adaptés. Chaque délégation a présenté la situation actuelle des personnes handicapées dans leur pays et leur manière de travailler. Les participants étrangers pouvaient se faire aussi une idée de l'insertion des personnes handicapées en France lors de visites des structures en Haute-Normandie.
Daniel Hadwiger
25 mai 2009
L'Europe des enfants
A l’occasion de la journée de l'Europe, la MJC Rive Gauche de Rouen
a organisé mercredi 13 mai, des activités diverses autour du thème de
l'Europe. Toute l'après-midi, des enfants ont inventé et joué à
des jeux thématique sur l'Europe. En soirée une rencontre permettait
des échanges entre le "Mouvement Européen", et les comités de
jumelage de la Ville de Rouen. Le comité de Jumelage Rouen Hanovre
avait également invité ses participants de son "Stammtisch", rencontre
hebdomadaire des germanistes de Rouen...
Des jeux « Europe »
Dix
enfants de la MJC, entre 6 et 12 ans, ont créé un jeu de plateau sur
leur continent et ont débattu sur leurs idées de l'Europe. Les enfants
ont dessiné des drapeaux de chaque pays et ont ajouté en arrière de la
carte une un mot qui représente typiquement le pays.
Un
vampire pour la Roumanie, par exemple, de la bière pour l'Allemagne,
des frites pour la Belgique ou des olives pour la Grèce. De cette
manière, les animateurs souhaitent susciter de l'intérêt sur l'Europe,
faire connaître les drapeaux, les capitales et les choses typiques de
chaque pays. "On connaît bien tous les pays qui sont proches de nous,
mais par exemple pour l'Estonie, on commence à avoir du mal"
évoque Fabrice Duval, animateur de la MJC.
Pourtant,
les idées des enfants sur l'Europe sont déjà concrètes : quelques-uns
veulent connaître mieux le pays d'où leurs parents viennent, apprendre
l'anglais, l'allemand, l'espagnol ou vérifier si la tour de Pise est
toujours penchée. Avec beaucoup d’enthousiasme, ils montrent ce
qu'ils savent sur la géographie, sur l'histoire de l'Europe ou dans les
domaines des langues. Espérons que l'Europe reste pour eux si
excitante comme aujourd'hui !
Un grand Merci à Mathilde, Anna, Fabien, Oscar, Ethan, Enzo, Lucas, Marius et Alexandra !
Daniel Hadwiger
13 mai 2009
"J'ai toujours cru à l'Europe"
Située
dans la commune de Bois-Guillaume, l'association "Europe Echanges"
promeut depuis 1970 les relations françaises avec d'autres pays
d'Europe. Bernadette Mallet, présidente, ne décrit pas seulement les
nombreuses actions avec les pays européens, mais explique aussi
pourquoi il faut s'engager en Afrique. Parce que c'est aussi ça,
l'Europe !
Globules : avec quel objectif l'association a-t-elle été fondée ?
Bernadette Mallet
: on voulait resserrer des liens entre les pays d'Europe, découvrir les
cultures de nos pays voisins. Mais on s'occupe également des
coopérations Nord-Sud, concrètement par nos activités avec le Burkina
Faso.
Globules : quelles sont les activités que vous proposez ?
Bernadette Mallet
: on donne des cours de langues dont la demande est croissante, en ce
moment on compte 200 adhérents. Nos sept professeurs enseignent
l'italien, l'anglais, le polonais, le russe, l'allemand, l'espagnol et
le français langue étrangère. Ils sont tous originaires de ces pays, de
cette manière on essaie aussi de développer l'intérêt à la culture, de
donner envie de connaître les traditions, d'acquérir une perception de
l'intérieur...
De plus, on travaille beaucoup sur nos six jumelages,
associé avec les huit communes de Bihorel, Bois-Guillaume, Darnétal,
Isneauville, Houppeville, St Martin du Vivier et Bosc Guérard, St
Jacques/Darnétal. Environ 200 jeunes de nos mairies ont fait un échange
l'an dernier avec Kegworth (Angleterre), Uelzen (Allemagne), Tikaré
(Burkina Faso), Wejherowo (Pologne),Torgiano (Italie) et Baix Camp
(Espagne). Ces échanges ne se réduisent pas seulement aux écoles, on
organise également des rencontres entre des seniors, des forestiers,
des photographes ou des apiculteurs. Quels que soient les échanges
culturels ou sportifs, le but reste le même : éveiller l'intérêt pour
une autre culture et apprendre à connaître la vie de tous les jours de
nos voisins européens.
Globules : comment financez-vous vos échanges ?
Bernadette Mallet
: pour les grands projets, on peut demander une subvention à Bruxelles.
Mais il n'est pas toujours évident de l'obtenir. Par exemple, on a reçu
facilement des subventions pour des échanges avec la Pologne quand le
pays est entré dans l'UE en 2004. Sinon, il y a les cotisations des
adhérents, plutôt symboliques. On reçoit aussi la cotisation des huit
communes associées. Comme toutes les associations, on compte bien sûr
sur nos nombreux bénévoles !
Globules : votre association échange aussi avec le Burkina Faso. Dans quelle mesure est-ce différent des autres échanges ?
Bernadette Mallet
: j'ai eu longtemps l'envie de m’engager à Europe Echanges et je
cherchais quel lien notre association pouvait avoir avec l'Afrique ?
Quel lien l'Afrique a-t-elle avec l'Europe ? La réponse est pour moi
celle d'une Europe solidaire. L’Union européenne engage des fonds
importants avec les pays du tiers-monde.
Nous avons choisi le
Burkina Faso parce que ce pays est une démocratie où les Droits de
l'Homme sont respectés. Notre jumelage avec la province du Bam, située
dans le nord du Burkina Faso, a vu le jour en 1979 et est très encadré
par une charte de coopération et par le Département de la Seine
Maritime. Tous nos programmes y sont choisis en accord avec les
autorités locales, que ce soit l'installation des puits ou le programme
de nutrition pendant les mois de famine par exemple. En tout, on
s'occupe des cinq grands secteurs : l'eau, les écoles, la santé,
l'agriculture et la formation. Depuis 2006, on travaille également en
partenariat avec SOS Sahel et la Communauté Européenne sur une campagne
d'alphabétisation et de formation des adultes. Avec les parrainages, on
donne la possibilité de soutenir un enfant burkinabé pendant 3 années
de scolarité : 130 Euros par an. Concrètement, on a aussi investi dans
la construction des nouveaux bâtiments, notamment un centre médical.
Sur la base du volontariat, on envoie chaque année une trentaine des
bénévoles de nos communes qui se déplacent à leurs frais et y
transmettent leur savoir-faire : des futurs professeurs ou médecins,
des jeunes de l'école des ingénieurs ou de la Croix-Rouge.
Globules : quels projets planifiez-vous prochainement ?
Bernadette Mallet : on organise un concours d'affiches
sur le thème de la protection de l’eau, "l'or bleu", auquel les
scolaires des huit communes vont participer. Le résultat sera
communiqué au cours de la fête de l’Europe, le 8 mai à Darnétal. Lors de la journée de l'eau, 16 mai, l'affiche gagnante va nous aider comme support au profit du Burkina Faso. Après, de nombreux échanges avec l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne et le Burkina Faso suivront. Notre grand projet est notre "Camp International Jeunes"
qui va se dérouler cette fois à Uelzen (Allemagne) du 26 juillet au 2
août. Pendant une semaine, des jeunes de quatre pays (Lettonie,
Pologne, Allemagne, France) se rencontreront autour du thème "Vos
Loisirs & Les Nouvelles Technologies". Chaque délégation de huit
jeunes, 15 et 17 ans, aura préparé une présentation sur CD de leur pays
comme support d’échange avec les autres participants. Pour financer le
projet, nous avons fait appel à la section départementale de Jeunesse
et Sports, mais on ne peut pas éviter tous les coûts, comme les frais
de transport.
Enfin, du 7 au 9 mai 2010, on fêtera le 40ème
anniversaire d’Europe Echange où on prévoit d'inviter une délégation de
tous nos partenaires étrangers
Plus d'informations sur : http://assoc.pagespro-orange.fr/europe-echanges
Daniel Hadwiger
14 avril 2009
Le Mouvement Européen
Après la deuxième guerre mondiale, le souhait de maintenir la paix en Europe était au premier rang. C'est
là, où l'idée d'une Europe unie s'est concrètement réalisée et c'est là
qu'une association a été créée pour rassembler tous les hommes et
femmes qui voulaient agir en faveur d'une Europe fédérale : "Le
Mouvement Européen" , représenté dans 33 pays d'Europe, promeut depuis
1948 une Europe avec l'envie de travailler ensemble. Bernard
Deladerrière, président de la section de Seine-Maritime et membre du
Comité Directeur National du Mouvement Européen France, explique le
fonctionnement de l'association, ses actions et ce qui l'a amené à
s'engager en faveur de l'Europe.
Globules : le "Mouvement Européen-France" fête
cette année son 60 anniversaire. Dans quelles circonstances
l'association a-t-elle été créée ?
Bernard Deladerrière
: à la fin de la Seconde Guerre mondiale, tout le monde était
d'accord qu'une nouvelle guerre de cette ampleur ne devrait jamais se
répéter. Seulement avec une Europe unie, la paix pouvait être maintenue
pour assez longtemps. C'est pourquoi, on a fondé au Congrès de l'Europe
de la Haye en 1948 le "Mouvement Européen" qui propose des actions
concrètes pour rapprocher les citoyens.
Globules : quelles sont vos "actions concrètes" ?
Bernard Deladerrière
: les activités du "Mouvement Européen" dépendent bien sûr de
chaque section. La section Seine-Maritime organise depuis 2004 des
conférences, des débats, des rencontres avec des ambassadeurs des pays
européens ou des stands d'informations. Les voyages dans d'autres pays
d'Europe ou aux institutions européens connaissent aussi un grand
succès. De plus, on essaie de diffuser un maximum d'informations sur
l'Europe par des newsletters, ou par des journaux comme le "Courrier
d'Europe".
Globules : est-ce que "Le Mouvement Européen" a un porte-parole ?
Bernard Deladerrière
: le porte-parole, c'est la Présidente qui parle au nom du Mouvement,
actuellement Sylvie Goulard qui entre en campagne pour les élections
européennes. Le "Mouvement Européen-France" édite chaque jour une
newsletter qui est très appréciée : "Europe-Midi" et quatre fois par an
la revue "Courrier d'Europe".
Globules : est-ce que le "Mouvement Européen" est connu en France ?
Bernard Deladerrière :
le "Mouvement Européen" n'est pas très connu au niveau national et
encore moins au niveau régional. Seule, la Présidente, Sylvie Goulard,
a permis de mieux faire connaître notre Mouvement, car elle est très
médiatique et parle au nom du Mouvement, tandis que les présidents
précédents, anciens ministres et souvent politiques de haut niveau, ne
parlaient jamais au nom du Mouvement mais seulement de leurs partis...
Globules : que sont les "Jeunes Européens" ?
Bernard Deladerrière
: tous les moins de 35 ans du "Mouvement Européen" sont rassemblés aux
"Jeunes Européens", la section jeune de l'association, qui organisent
indépendamment des actions différentes, comme l'accueil des étudiants
Erasmus. Ils éditent également leur propre journal, "Le Taurillon".
Globules : comment est financée l'association ?
Bernard Deladerrière
: pour la plupart, on s'est financé par des cotisations de nos
adhérents, par des subventions publiques et parfois par des grandes
entreprises. Quelques actions, notamment au niveau national, sont
cependant soutenues par l'Europe.
Globules : que planifiez-vous pour les élections européennes ?
Bernard Deladerrière
: pour les élections européennes, on a organisé une « convention
européenne interrégionale » le 28 mars 2009 avec 6 députés et candidats
de partis différents de l'eurocirconscription du Nord-Ouest. Par
ailleurs, nous enverrons beaucoup d'informations par internet à tous
ceux qui le souhaitent et diffuserons des milliers de flyers pour
informer les citoyens sur le Parlement Européen, l'importance des
élections, etc. Autour du 9 mai, Journée de l'Europe, nous installons
des expositions sur l'Union Européenne et organisons une fête
européenne avec des européens qui vivent dans la région de Rouen.
Globules : d'où vient votre engagement personnel pour l'Europe ?
Bernard Deladerrrière
: j'ai découvert l'existence du Mouvement Européen en 1992 lors d'une
conférence faite par un ancien Ministre du Général de Gaulle et qui a
ensuite été Ministre de Mitterrand : Edgar Pisani. il a été un grand
Ministre de l'Agriculture sous les deux Présidents de la République. Il
a ensuite été directeur de l'Institut du Monde Arabe à Paris. Sa
conférence s'intitulait "L'Europe Est-Ouest et Nord-Sud" et ce jour-là,
j'ai pris une grande leçon de géopolitique avec un vraie vision sur le
développement des relations dans le monde. Cette conférence était
organisée par la section de Seine-Maritime du Mouvement Européen, et
c'est ce qui m'a donné envie d'y participer.
Ayant fréquenté Gérard
Lefevre, le Président qui m'a précédé, grâce aux jumelages
franco-allemands, je me suis rapproché du Comité Directeur, puis je
suis devenu Vice-président de la section pendant 3 ans avant d'en
prendre la présidence en janvier 2004. C'est également Gérard Lefevre
qui m'a permis, grâce à l'association de jumelage qu'il présidait
alors, Europe-Échanges, de découvrir les jumelages coopératifs avec le
Burkina Faso, jumelage dans lequel je me suis engagé en 1996,
créant un lien entre Canteleu et la ville de Kongoussi, chef-lieu de la
province du Bam, province jumelée avec le Département de la
Seine-Maritime.
Pour moi, il y a une cohérence à ces trois
engagements (franco-allemand, européen et Nord-Sud). Je crois
réellement qu'ils sont liés et j'aimerais que beaucoup d'autres que moi
s'activent dans ces trois directions...
Globules : qu'est-ce que vous souhaitez le "Mouvement Européen" pour l'avenir ?
Bernard Deladerrière :
malgré tout, le Mouvement Européen est l'organisation la plus
représentative en France pour les questions européennes. C'est une
association reconnue par les instances de Bruxelles et il est
régulièrement arrivé que les responsables nationaux du MEF soient
invités à participer à des réunions officielles de réflexion au niveau
européen. Cela a été le cas lors de la rédaction du Traité
constitutionnel européen en 2004 et même avant, en 1999 et en 2000,
lors de la rédaction de la Charte des Droits Européens fondamentaux, et
il m'est alors arrivé de participer à une réunion de travail à Paris
sur la rédaction du préambule de ce projet de constitution européenne.
Plus des informations sur : www.mouvement-europeen.eu






