26 juin 2009
Une jeune passion pour les livres
Festi'Livres 2009 à Quillebeuf-sur-Seine
Pendant tout un week-end, Amandine Sassier, Rachelle et Emilia Lenoble ont organisé le "Festi'Livres", un festival de livres à Quillebeuf-sur-Seine. Le vendredi 29 mai et samedi 30 mai, des auteurs, des éditeurs et des illustrateurs se sont rassemblés au "Pôle Animation Familles" sous le thème du développement durable. Le "Festi'Livre" est non seulement le premier festival du livre de la Communauté de Communes de Quillebeuf-sur-Seine, mais aussi le premier festival créé par trois jeunes filles engagées, âgées de 16 et 17 ans. Épaulé par Véronique Cam-Landrin du Centre d'Animations et de Loisirs de la Communauté de Communes de Quillebeuf-sur-Seine (CAL), elles ont travaillé pendant un an sur la préparation et l'organisation de ce festival. Au programme : un spectacle des marionnettes sur le développement durable, une animation théâtrale et une exposition sur le recyclage du papier.
Un Salon du livre pas comme les autres
Amandine Sassier, 16 ans, Rachelle Lenoble,17 ans, et Emilia Lenoble, 17 ans, sont trois jeunes filles qui travaillent depuis un an sur l’organisation d’un festival du Livre à Quillebeuf-sur-Seine. Dans l’interview, elles parlent de l’idée de créer un festival près de chez elles, leurs démarches et les temps forts du festival.
Globules : comment l'idée vous est venue d'organiser un festival du livre ?
Amandine Sassier, Rachelle et Emilia Lenoble
: pendant trois ans, nous sommes allés au Festival du Livre de
Jeunesse de Rouen, où on a mis en place un "espace ado" et on s'est
occupé de la décoration des stands. L'an dernier, on avait envie de
faire notre propre festival du livre, plus près chez nous, mais aussi
destiné aux jeunes. A partir d'avril 2008 on a travaillé constamment
deux heures par semaine sur l'organisation du festival pour qu'en fin
mai 2009 tout soit prêt. Enfin, on a rassemblé pour la première
édition du festival l'éditeur Hervé Mineur, l'auteur Marie Vaumoise, le
sculpteur Bertrand Thomassin, le Journal Globules, une exposition sur
le recyclage du papier et une présentation de livres réalisés par les
enfants sur les accueils périscolaires. Particulièrement Jean-Maurice
Robert du Festival du Livre de Rouen nous a aussi beaucoup aidé pendant
la période de préparation.
Globules : pourquoi vous avez choisi le thème de "Développement durable" pour cette édition ?
Amandine Sassier, Rachelle et Emilia Lenoble
: parce que tout le monde en parle et ça devient de plus en plus
important. On a essayé de rassembler des stands qui conviennent bien au
sujet, par exemple l'exposition et le film sur la filière du recyclage
du papier. Malheureusement un fabricant de livres en papier recyclé ne
pouvait pas venir, donc le thème n'est pas aussi présent qu’on le
souhaiterait.
Globules : pouvez-vous expliquer le déroulement de "Festi'Livres" ?
Amandine Sassier, Rachelle et Emilia Lenoble
: tout le festival se déroule dans les locaux du Pôle Animation
Familles de Quillebeuf-sur-Seine et sous un chapiteau à côté. Du
vendredi 29 mai de 9 h à 18 h on accueille des écoles primaires
et maternelles de la région. Il y a des animations théâtrales pour les
enfants et un atelier de dessin par Globules. Le Samedi, on ouvre nos
portes de10 h à 18 h pour tout le public. Il y aura également samedi
après-midi un spectacle de théâtre des marionnettes, écrit spécialement
pour ce festival sur le développement durable.
Globules : comment le festival est-il financé ?
Amandine Sassier, Rachelle et Emilia Lenoble
: on a des partenaires différents. La Communauté de Communes de
Quillebeuf-sur-Seine nous met à disposition les locaux et les
transports pour les scolaires. De plus, les repas sont financés par «
Envie d’Agir », le dispositif de la DRDJS (Direction Régionale de la
Jeunesse et du Sport). Un spectacle de marionnettes sur le thème du
développement durable nous est offert par les Foyers Ruraux de l'Eure
pendant que le CAL prend en charge le salaire de Véronique Cam Landrin
pour l’accompagnement annuel des jeunes filles
Globules : le festival a juste démarré. Comment
vous sentez-vous pendant ce festival que vous avez préparé
pendant si longtemps ?
Amandine Sassier, Rachelle et Emilia Lenoble
: nous sommes très contentes et fières de nous même et on a vraiment
envie d'organiser un prochain festival dans deux ans. Mais comme
le festival n'est pas encore fini, on ne peut pas dire encore grande
chose sur son déroulement. Demain, ça va être un peu plus difficile
parce qu'il y aura aussi des adultes et ils vont nous poser des
questions plus difficiles que les enfants aujourd'hui.
Je crois
aussi qu'on ne réalise pas encore ce qu'on a fait, ça va prendre du
temps, mais nous sommes très fières de nous. Quand on a vu tous les
éditeurs et auteurs, nous n’avions pas pensé que ça allé être quelque
chose de si grand. Oui, on est vraiment très contente.
Une littérature palpable
Mme
Buhot, animatrice bénévole au périscolaire de Trouville la Haule,
crée depuis 2005 avec des enfants âgées de 3 à 11
ans des livres
artisanaux en tissu et en carton. Chaque année, les livres étaitent
présentés au Festival du Livre de Jeunesse à Rouen. Les livres traitent
des thèmes selon l’âge des enfants : « La Journée des Nounous », « Le
livre bleu » ou « Les Maisons du Monde » pour les petits. Pour les plus
grands, une étude été faite sur plusieurs années sur l’histoire du
livre : depuis les tablettes d’argile, le papyrus, le parchemin jusqu’à
l’invention du papier par les Chinois.
« L'objectif est de donner
aux enfants le goût de la découverte à travers les livres » explique
Mme Buhot. Avec des thèmes du quotidien et l'auto- production des
livres, la littérature peut devenir de cette manière un peu plus
intéressante pour les petits auteurs.
L'art qui vient de la mer
Des
figures drôles ou mélancoliques colorées se sont présenté pendant le
"Festi'Livres" aux visiteurs qui sont passés devant le stand de
Bertrand Thomassin. Le sculpteur dieppois crée des figures en bois
flotté, avec des couleurs, du fil de fer et des tiges de ferraille. Il
les met en forme. "Je donne une seconde vie à des choses" commente-t-il
en montrant ses figures. Non seulement son idée d'utiliser de la
matière usée convient bien avec le thème du développement durable, mais
il a également publié un livre "Pas vu" , édité en 2007, qui raconte
l'histoire d'un chien perdu qui cherche son maître. Les sculptures de
Bertrand Thomassin illustrent l'histoire, écrite par Françoise Megali.
Son originalité de travailler avec des bois qu'il trouve au bord de la
mer l’amène à exposer régulièrement dans des galeries de la région,
mais aussi à Paris, en Suisse, en Allemagne, au Portugal et en Amérique
Latine. De plus, il intervient dans des écoles, où il crée des
sculptures avec des 7/10 ans, par exemple sur le thème de
"l'architecture dans la campagne, l'architecture en ville".
Plus d'informations sur : www.bertrandthomassin.com
La passion pour l'écriture
Après
avoir travaillé en tant que documentaliste dans un lycée, Marie
Vaumoise a pris sa retraite en 2002 pour enfin pouvoir s'occuper de ses
deux passions : l'écriture et le jardinage. Son premier roman
"L'inconnu de l'île d'Yeu" nous fait vivre l'histoire de Yann que l’on
retrouve seul sur l’île d’Yeu. Devenu complètement amnésique et sans
papiers d’identité, les recherches entreprises l’aident à retrouver peu
à peu ses racines et nous font découvrir cette belle région de
Vendée. Marie Vaumoise a également publié un recueil des
nouvelles sur les faits de Société (les relations entre grands-parents
et petits enfants, le fléau de l’alcoolisme, les femmes battues, les
rencontres par Internet…) et un autre roman, "Ton secret sera le
mien". Le "Festi'Livres" est pour elle une bonne occasion de se
présenter au public régional et d'échanger avec des lecteurs.
Pour savoir plus : http://marievaumoise.canalblog.com
Une maison d'édition du Nord
Hervé
Mineur ne se satisfait pas à être auteur, mais représente également son
propre maison d'édition "Airvey éditions" et une maison de distribution
: Acel France. En tant qu'auteur, il a déjà publié sept livres, tous
destinés aux jeunes de 7 à 12 ans. Motivé par un "syndrome Peter Pan",
il continue d'écrire pour la jeunesse et à inventer des jeux des mots.
Dans le même esprit, il promeut depuis la création de sa maison
d'édition en 2005 surtout les auteurs de la jeunesse : "ils sont le
coeur de ma cible" confie-t-il. "Airvey éditions" édite essentiellement
des auteurs du Nord de la France, avec des séries comme "collection
Kid'aventure", Hervé Mineur essaie de capter et de prolonger
l'intérêt des enfants. Pour sa maison de distribution, il représente
surtout des auteurs de la région Nord-Pas-de-Calais sur des salons du
livres régionaux et nationaux. Comme il est toujours à la recherche de
salons régionaux, le "Festi'Livres" était une bonne occasion de
se présenter et d'échanger avec ses clients.
Le site internet d' « Airvey éditions » : www.airvey-editions.com
Une nouvelle vie pour le papier
Le stand de Mme Charbonelle, vice présidente de SDOMODE (Syndicat de destruction des ordures ménagères de l'Ouest de l'EURE ) commente par un film et une exposition l'importance du recyclage, notamment celle du papier. Pendant cinq minutes, une vidéo explique aux spectateurs la réutilisation du papier. Dans l'usine de recyclage de Grand-Couronne, spécialisée dans la fabrication de papier à partir du papier recyclé, l'importance de faire du tri devient visible. Mme Charbonelle qui est également déléguée à la Communauté de Communes, a souhaité de venir au festival pour expliquer concrètement l'importance du développement durable. En discussion avec des groupes des écoles, elle fait comprendre aux spectateurs "le petit geste utile" du tri.
Daniel Hadwiger
25 mai 2009
L'Europe des enfants
A l’occasion de la journée de l'Europe, la MJC Rive Gauche de Rouen
a organisé mercredi 13 mai, des activités diverses autour du thème de
l'Europe. Toute l'après-midi, des enfants ont inventé et joué à
des jeux thématique sur l'Europe. En soirée une rencontre permettait
des échanges entre le "Mouvement Européen", et les comités de
jumelage de la Ville de Rouen. Le comité de Jumelage Rouen Hanovre
avait également invité ses participants de son "Stammtisch", rencontre
hebdomadaire des germanistes de Rouen...
Des jeux « Europe »
Dix
enfants de la MJC, entre 6 et 12 ans, ont créé un jeu de plateau sur
leur continent et ont débattu sur leurs idées de l'Europe. Les enfants
ont dessiné des drapeaux de chaque pays et ont ajouté en arrière de la
carte une un mot qui représente typiquement le pays.
Un
vampire pour la Roumanie, par exemple, de la bière pour l'Allemagne,
des frites pour la Belgique ou des olives pour la Grèce. De cette
manière, les animateurs souhaitent susciter de l'intérêt sur l'Europe,
faire connaître les drapeaux, les capitales et les choses typiques de
chaque pays. "On connaît bien tous les pays qui sont proches de nous,
mais par exemple pour l'Estonie, on commence à avoir du mal"
évoque Fabrice Duval, animateur de la MJC.
Pourtant,
les idées des enfants sur l'Europe sont déjà concrètes : quelques-uns
veulent connaître mieux le pays d'où leurs parents viennent, apprendre
l'anglais, l'allemand, l'espagnol ou vérifier si la tour de Pise est
toujours penchée. Avec beaucoup d’enthousiasme, ils montrent ce
qu'ils savent sur la géographie, sur l'histoire de l'Europe ou dans les
domaines des langues. Espérons que l'Europe reste pour eux si
excitante comme aujourd'hui !
Un grand Merci à Mathilde, Anna, Fabien, Oscar, Ethan, Enzo, Lucas, Marius et Alexandra !
Daniel Hadwiger
13 mai 2009
"J'ai toujours cru à l'Europe"
Située
dans la commune de Bois-Guillaume, l'association "Europe Echanges"
promeut depuis 1970 les relations françaises avec d'autres pays
d'Europe. Bernadette Mallet, présidente, ne décrit pas seulement les
nombreuses actions avec les pays européens, mais explique aussi
pourquoi il faut s'engager en Afrique. Parce que c'est aussi ça,
l'Europe !
Globules : avec quel objectif l'association a-t-elle été fondée ?
Bernadette Mallet
: on voulait resserrer des liens entre les pays d'Europe, découvrir les
cultures de nos pays voisins. Mais on s'occupe également des
coopérations Nord-Sud, concrètement par nos activités avec le Burkina
Faso.
Globules : quelles sont les activités que vous proposez ?
Bernadette Mallet
: on donne des cours de langues dont la demande est croissante, en ce
moment on compte 200 adhérents. Nos sept professeurs enseignent
l'italien, l'anglais, le polonais, le russe, l'allemand, l'espagnol et
le français langue étrangère. Ils sont tous originaires de ces pays, de
cette manière on essaie aussi de développer l'intérêt à la culture, de
donner envie de connaître les traditions, d'acquérir une perception de
l'intérieur...
De plus, on travaille beaucoup sur nos six jumelages,
associé avec les huit communes de Bihorel, Bois-Guillaume, Darnétal,
Isneauville, Houppeville, St Martin du Vivier et Bosc Guérard, St
Jacques/Darnétal. Environ 200 jeunes de nos mairies ont fait un échange
l'an dernier avec Kegworth (Angleterre), Uelzen (Allemagne), Tikaré
(Burkina Faso), Wejherowo (Pologne),Torgiano (Italie) et Baix Camp
(Espagne). Ces échanges ne se réduisent pas seulement aux écoles, on
organise également des rencontres entre des seniors, des forestiers,
des photographes ou des apiculteurs. Quels que soient les échanges
culturels ou sportifs, le but reste le même : éveiller l'intérêt pour
une autre culture et apprendre à connaître la vie de tous les jours de
nos voisins européens.
Globules : comment financez-vous vos échanges ?
Bernadette Mallet
: pour les grands projets, on peut demander une subvention à Bruxelles.
Mais il n'est pas toujours évident de l'obtenir. Par exemple, on a reçu
facilement des subventions pour des échanges avec la Pologne quand le
pays est entré dans l'UE en 2004. Sinon, il y a les cotisations des
adhérents, plutôt symboliques. On reçoit aussi la cotisation des huit
communes associées. Comme toutes les associations, on compte bien sûr
sur nos nombreux bénévoles !
Globules : votre association échange aussi avec le Burkina Faso. Dans quelle mesure est-ce différent des autres échanges ?
Bernadette Mallet
: j'ai eu longtemps l'envie de m’engager à Europe Echanges et je
cherchais quel lien notre association pouvait avoir avec l'Afrique ?
Quel lien l'Afrique a-t-elle avec l'Europe ? La réponse est pour moi
celle d'une Europe solidaire. L’Union européenne engage des fonds
importants avec les pays du tiers-monde.
Nous avons choisi le
Burkina Faso parce que ce pays est une démocratie où les Droits de
l'Homme sont respectés. Notre jumelage avec la province du Bam, située
dans le nord du Burkina Faso, a vu le jour en 1979 et est très encadré
par une charte de coopération et par le Département de la Seine
Maritime. Tous nos programmes y sont choisis en accord avec les
autorités locales, que ce soit l'installation des puits ou le programme
de nutrition pendant les mois de famine par exemple. En tout, on
s'occupe des cinq grands secteurs : l'eau, les écoles, la santé,
l'agriculture et la formation. Depuis 2006, on travaille également en
partenariat avec SOS Sahel et la Communauté Européenne sur une campagne
d'alphabétisation et de formation des adultes. Avec les parrainages, on
donne la possibilité de soutenir un enfant burkinabé pendant 3 années
de scolarité : 130 Euros par an. Concrètement, on a aussi investi dans
la construction des nouveaux bâtiments, notamment un centre médical.
Sur la base du volontariat, on envoie chaque année une trentaine des
bénévoles de nos communes qui se déplacent à leurs frais et y
transmettent leur savoir-faire : des futurs professeurs ou médecins,
des jeunes de l'école des ingénieurs ou de la Croix-Rouge.
Globules : quels projets planifiez-vous prochainement ?
Bernadette Mallet : on organise un concours d'affiches
sur le thème de la protection de l’eau, "l'or bleu", auquel les
scolaires des huit communes vont participer. Le résultat sera
communiqué au cours de la fête de l’Europe, le 8 mai à Darnétal. Lors de la journée de l'eau, 16 mai, l'affiche gagnante va nous aider comme support au profit du Burkina Faso. Après, de nombreux échanges avec l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne et le Burkina Faso suivront. Notre grand projet est notre "Camp International Jeunes"
qui va se dérouler cette fois à Uelzen (Allemagne) du 26 juillet au 2
août. Pendant une semaine, des jeunes de quatre pays (Lettonie,
Pologne, Allemagne, France) se rencontreront autour du thème "Vos
Loisirs & Les Nouvelles Technologies". Chaque délégation de huit
jeunes, 15 et 17 ans, aura préparé une présentation sur CD de leur pays
comme support d’échange avec les autres participants. Pour financer le
projet, nous avons fait appel à la section départementale de Jeunesse
et Sports, mais on ne peut pas éviter tous les coûts, comme les frais
de transport.
Enfin, du 7 au 9 mai 2010, on fêtera le 40ème
anniversaire d’Europe Echange où on prévoit d'inviter une délégation de
tous nos partenaires étrangers
Plus d'informations sur : http://assoc.pagespro-orange.fr/europe-echanges
Daniel Hadwiger
27 avril 2009
« Le carnet de vie »
un atelier d’expression qui mêle la parole à l’écriture, au collage et au dessin
Zoom sur l’exposition des carnets réalisés au collège Jean-Claude Dauphin de Nonancourt le 16 février dernier.

« Les scorpions » et « Le père fouettard » sont les pseudonymes que deux groupes d’élèves de 6ème se sont attribués le temps de leur atelier, de novembre 2008 à janvier 2009. C’est ainsi qu’ils ont aussi nommé leur carnet de vie.
Le carnet de vie est un « livre objet » conçu entièrement par les élèves, dans lequel s’inscrivent les idées et les images de chacun par rapport à des thèmes qu’ils choisissent, des sujets qui les passionnent ou bien les révoltent. Cet atelier est un espace privilégié d’écoute et d’échange, la parole de chacun y est respectée. À travers la réalisation collective du carnet de vie, chaque élève peut apporter une compétence, un savoir-faire ou tout simplement un commentaire.
14 avril 2009
Le Mouvement Européen
Après la deuxième guerre mondiale, le souhait de maintenir la paix en Europe était au premier rang. C'est
là, où l'idée d'une Europe unie s'est concrètement réalisée et c'est là
qu'une association a été créée pour rassembler tous les hommes et
femmes qui voulaient agir en faveur d'une Europe fédérale : "Le
Mouvement Européen" , représenté dans 33 pays d'Europe, promeut depuis
1948 une Europe avec l'envie de travailler ensemble. Bernard
Deladerrière, président de la section de Seine-Maritime et membre du
Comité Directeur National du Mouvement Européen France, explique le
fonctionnement de l'association, ses actions et ce qui l'a amené à
s'engager en faveur de l'Europe.
Globules : le "Mouvement Européen-France" fête
cette année son 60 anniversaire. Dans quelles circonstances
l'association a-t-elle été créée ?
Bernard Deladerrière
: à la fin de la Seconde Guerre mondiale, tout le monde était
d'accord qu'une nouvelle guerre de cette ampleur ne devrait jamais se
répéter. Seulement avec une Europe unie, la paix pouvait être maintenue
pour assez longtemps. C'est pourquoi, on a fondé au Congrès de l'Europe
de la Haye en 1948 le "Mouvement Européen" qui propose des actions
concrètes pour rapprocher les citoyens.
Globules : quelles sont vos "actions concrètes" ?
Bernard Deladerrière
: les activités du "Mouvement Européen" dépendent bien sûr de
chaque section. La section Seine-Maritime organise depuis 2004 des
conférences, des débats, des rencontres avec des ambassadeurs des pays
européens ou des stands d'informations. Les voyages dans d'autres pays
d'Europe ou aux institutions européens connaissent aussi un grand
succès. De plus, on essaie de diffuser un maximum d'informations sur
l'Europe par des newsletters, ou par des journaux comme le "Courrier
d'Europe".
Globules : est-ce que "Le Mouvement Européen" a un porte-parole ?
Bernard Deladerrière
: le porte-parole, c'est la Présidente qui parle au nom du Mouvement,
actuellement Sylvie Goulard qui entre en campagne pour les élections
européennes. Le "Mouvement Européen-France" édite chaque jour une
newsletter qui est très appréciée : "Europe-Midi" et quatre fois par an
la revue "Courrier d'Europe".
Globules : est-ce que le "Mouvement Européen" est connu en France ?
Bernard Deladerrière :
le "Mouvement Européen" n'est pas très connu au niveau national et
encore moins au niveau régional. Seule, la Présidente, Sylvie Goulard,
a permis de mieux faire connaître notre Mouvement, car elle est très
médiatique et parle au nom du Mouvement, tandis que les présidents
précédents, anciens ministres et souvent politiques de haut niveau, ne
parlaient jamais au nom du Mouvement mais seulement de leurs partis...
Globules : que sont les "Jeunes Européens" ?
Bernard Deladerrière
: tous les moins de 35 ans du "Mouvement Européen" sont rassemblés aux
"Jeunes Européens", la section jeune de l'association, qui organisent
indépendamment des actions différentes, comme l'accueil des étudiants
Erasmus. Ils éditent également leur propre journal, "Le Taurillon".
Globules : comment est financée l'association ?
Bernard Deladerrière
: pour la plupart, on s'est financé par des cotisations de nos
adhérents, par des subventions publiques et parfois par des grandes
entreprises. Quelques actions, notamment au niveau national, sont
cependant soutenues par l'Europe.
Globules : que planifiez-vous pour les élections européennes ?
Bernard Deladerrière
: pour les élections européennes, on a organisé une « convention
européenne interrégionale » le 28 mars 2009 avec 6 députés et candidats
de partis différents de l'eurocirconscription du Nord-Ouest. Par
ailleurs, nous enverrons beaucoup d'informations par internet à tous
ceux qui le souhaitent et diffuserons des milliers de flyers pour
informer les citoyens sur le Parlement Européen, l'importance des
élections, etc. Autour du 9 mai, Journée de l'Europe, nous installons
des expositions sur l'Union Européenne et organisons une fête
européenne avec des européens qui vivent dans la région de Rouen.
Globules : d'où vient votre engagement personnel pour l'Europe ?
Bernard Deladerrrière
: j'ai découvert l'existence du Mouvement Européen en 1992 lors d'une
conférence faite par un ancien Ministre du Général de Gaulle et qui a
ensuite été Ministre de Mitterrand : Edgar Pisani. il a été un grand
Ministre de l'Agriculture sous les deux Présidents de la République. Il
a ensuite été directeur de l'Institut du Monde Arabe à Paris. Sa
conférence s'intitulait "L'Europe Est-Ouest et Nord-Sud" et ce jour-là,
j'ai pris une grande leçon de géopolitique avec un vraie vision sur le
développement des relations dans le monde. Cette conférence était
organisée par la section de Seine-Maritime du Mouvement Européen, et
c'est ce qui m'a donné envie d'y participer.
Ayant fréquenté Gérard
Lefevre, le Président qui m'a précédé, grâce aux jumelages
franco-allemands, je me suis rapproché du Comité Directeur, puis je
suis devenu Vice-président de la section pendant 3 ans avant d'en
prendre la présidence en janvier 2004. C'est également Gérard Lefevre
qui m'a permis, grâce à l'association de jumelage qu'il présidait
alors, Europe-Échanges, de découvrir les jumelages coopératifs avec le
Burkina Faso, jumelage dans lequel je me suis engagé en 1996,
créant un lien entre Canteleu et la ville de Kongoussi, chef-lieu de la
province du Bam, province jumelée avec le Département de la
Seine-Maritime.
Pour moi, il y a une cohérence à ces trois
engagements (franco-allemand, européen et Nord-Sud). Je crois
réellement qu'ils sont liés et j'aimerais que beaucoup d'autres que moi
s'activent dans ces trois directions...
Globules : qu'est-ce que vous souhaitez le "Mouvement Européen" pour l'avenir ?
Bernard Deladerrière :
malgré tout, le Mouvement Européen est l'organisation la plus
représentative en France pour les questions européennes. C'est une
association reconnue par les instances de Bruxelles et il est
régulièrement arrivé que les responsables nationaux du MEF soient
invités à participer à des réunions officielles de réflexion au niveau
européen. Cela a été le cas lors de la rédaction du Traité
constitutionnel européen en 2004 et même avant, en 1999 et en 2000,
lors de la rédaction de la Charte des Droits Européens fondamentaux, et
il m'est alors arrivé de participer à une réunion de travail à Paris
sur la rédaction du préambule de ce projet de constitution européenne.
Plus des informations sur : www.mouvement-europeen.eu
20 février 2009
Le tour d'Europe à vélo - France/Espagne
Adrien Meuret et Michaël Jeannin sont partis le 4 janvier 2009 pour un tour d'Europe à vélo. Ces deux jeunes hommes ont l'intention de traverser 27 pays d'Europe jusqu'en octobre 2009 avec par la seule force de leurs jambes ! Ils passent Oviedo (Espagne) après 26 jours de périple. Mais malgré plusieurs obstacles (neige, pluie, accident), ils se portent toujours très bien.
Dès la première semaine, le voyage s'annonce difficile : en partant de Val de Reuil, ils parcourent 400 km traversant neige et routes verglacées avant d'arriver à Nantes. Heureusement, le soutien de leurs amis les aide à garder le sourire dans cette courageuse aventure. Cependant les deux cyclistes essayent passer chaque nuit au chaud. Frappant aux portes, ils y trouvent souvent leur bonheur : grange, maison, mobile home, ce qui permet de récupérer quelques forces avant de rejoindre la frontière espagnole.
Là, en route entre Oviedo et Porto, ils traversent les montagnes espagnoles et arrivent au premier véritable col de leur voyage, à 1347 m d'altitude. Ensuite, il y a la descente...
"Nous nous faisions un plaisir de profiter des 10 kilomètres de descente vers la plaine, mais à peine quelques mètres après le début de celle-ci, Adrien chute fortement. Une mauvaise glissade sur la neige, qui déjoue nos plans. Heureusement Adrien n'a rien, mises à part quelques éraflures. A l'inverse, le matériel est en très mauvais état : son vélo est en deux morceaux (!!).
Soit. La nuit va bientôt tomber, nous sommes au fin fond des montagnes espagnoles avec de la neige et nous n'avons qu'un vélo pour deux avec l'ensemble du matériel à transporter... Nous bricolons du mieux que nous pouvons, un semblant de vélo capable de descendre la montagne au plus vite. Après une quinzaine de kilomètres de marche dans la nuit, nous arrivons dans un (très) petit village. Voyant nos mines fatiguées, le responsable du bar nous propose de nous déposer dans un hôtel à 10 kilomètres de là.
A 1h30 du matin, nous y sommes. Une petite nuit et nous contactons l'assistance assurance pour tenter de trouver une solution. Dans la journée, nous avons à notre disposition une voiture de location pour nous rapatrier en France. Nous faisons dans la nuit la route d'Oviedo à Marseille d'où nous vous écrivons. Nous avons trouvé un toit dans la famille de Michaël.
La situation est assez délicate. Nous devons essayer de retrouver un vélo assez rapidement et les différentes pièces de sacoches cassées elles aussi.
Notre idée est la suivante : réunir le matériel manquant ou cassé pour repartir au plus vite. Il nous faut relativiser, la vie est ainsi faite, de surprises et d'aventures ! Nous n'allons pas baisser les bras en si bon chemin.
La situation va engendrer des coûts importants, ce qui oblige à modifier notre parcours. Nous repartirons très certainement du sud de la France, voir au mieux de Madrid en Espagne. Nous n'aurons donc pas le plaisir de vous faire partager notre découverte du Portugal et pour cela nous nous excusons d'ores et déjà."
Découvrez la suite sur leur site : www.2veloseurope.fr
Daniel Hadwiger
Erasmus
Aujourd'hui,
le programme universitaire "Erasmus", fondé en 1987, est de plus en
plus accessible pour les jeunes voulant partir à l'étranger. Les
étudiants peuvent ainsi effectuer dans un délai de 3 mois à un an
maximum une partie de leurs études à l'étranger à condition d'avoir été
inscrit dans une université auparavant. Au cours de l'année 2008/2009
157 étudiants Erasmus de 19 nationalités sont accueillis à Rouen dont
Fernando Sobrino Estenez, 24 ans, étudiant espagnol en architecture.
Globules : pourquoi as-tu décidé d'étudier à l' étranger ?
Fernando Sobrino Estenez : j'avais envie de connaître un pays différent, rencontrer des gens et apprendre une nouvelle langue.
Globules : pourquoi as-tu choisi la France ?
Fernando Sobrino Estenez
: la France m'a toujours intéressé, de plus, ma mère a vécu quelques
temps à Bordeaux, j'avais donc déjà des contacts en France. En ce
qui concerne Rouen, je n'avais pas beaucoup de temps pour réfléchir.
J'ai choisi cette destination un peu par hasard.
Globules : quelles études as-tu suivi en Espagne ?
Fernando Sobrino Estenez
: je suis depuis 7 ans étudiant en architecture à l'université de
La Corogne, une ville dans le nord-ouest d'Espagne, en Galicie. Je
continue donc mon cursus à Rouen et le finirai en Espagne.
Globules : comment as-tu trouvé l'accueil à Rouen ?
Fernando Sobrino Estenez
: très sympa. On a organisé un jeu pour connaître la ville, les églises
et les sites touristiques. Et j'ai rencontré d'autres étudiants Erasmus
d'Espagne ou encore d'Italie.
Globules : est-ce qu'il a été facile de trouver un appartement ?
Fernando Sobrino Estenez
: quand je suis arrivé à Rouen, j'ai habité avec un ami espagnol dans
une résidence universitaire. Ensuite, j'ai trouvé un appartement que je
partage avec deux amis espagnols.
Globules : comment te débrouilles-tu avec la langue ?
Fernando Sobrino Estenez
: avant, je pensais que le français était un peu comme le catalan, un
peu différent , mais je croyais que je le comprendrai. Mais pas
du tout ! Au contraire, au début, je ne le parlais presque pas.
De plus, mes 30 heures de cours de langue se sont arrêtés maintenant et
j'apprends "le français dans la rue"
Globules : etait-il difficile de trouver des amis ?
Fernando Sobrino Estenez
: on rencontre vite d'autres étudiants Erasmus avec lesquels on
s'entend bien. Mais j'ai aussi d’amis français qui parlent,
malheureusement, beaucoup en espagnol avec moi. De plus ils
associent la fiesta et une vie légère avec l’Espagne.
Globules : y-a-t-il des différences entre le système d'études français et espagnol ?
Fernando Sobrino Estenez
: si je compare les études d'architecture en France et en
Espagne, elles ne sont pas du tout pareilles ! En Espagne, les études
durent entre 8 et 10 ans, alors qu'en France on obtient une
licence au bout de 3 ans et une Master au bout de 5 ans et c'est fini !
Je trouve aussi que les études françaises d'architecture sont plus
artistiques. En Espagne, j'étudiais aussi les Maths et les sciences de
l'ingénieur.
Globules : un mot sur Rouen et la Normandie ?
Fernando Sobrino Estenez
: moi, j'aime bien Rouen, même s'il pleut un peu trop et qu'il fait
tellement froid en hiver ! Mais je ne voulais pas aller à Paris par
exemple, c'est trop grand. Ici, je peux reconnaître des personnes dans
la rue, il y a des bars sympas, des églises à visiter, on peut sortir !
C'est une ville vraiment agréable.
Globules : remarques-tu des différences entre l'Espagne et la France ?
Fernando Sobrino Estenez
: la nourriture est plus chère en France, on ne peut pas aller vite
dans un petit restaurant, manger des tapas...mais bon. Aussi, en
Espagne, on parle beaucoup alors qu'ici les gens sont plus calmes, plus
tranquilles.
Globules : y-a-t-il un avenir français pour toi ?
Fernando Sobrino Estenez
: je veux attendre encore un peu pour avoir un meilleur niveau en
français, ensuite je voudrais bien faire un stage dans un atelier
d'architecture à Rouen.
Daniel Hadwiger
29 janvier 2009
Radios en Europe
Comment
les radios alternatives sont-elles traitées en Europe ? Comment
sont-elles soutenues par le public ? Y-a-t-il des différences
entre les radios des pays européens ?
Une comparaison entre la radio
HDR (Radio des Hauts de Rouen) en Haute-Normandie et la radio Flora
(Freundeskreis Lokalradio Hannover) en Basse-Saxe montreront la
situation des radios en Europe et leur importance. Leur importance de
présenter un autre point de vue du monde et de s’adresser aux
différentes couches de population. Avec des émissions interculturelles,
les radios alternatives garantissent la diversité de la société et sont
un moyen de lutter contre la xénophobie.
Radio HDR de Rouen et Radio Flora d'Hanovre, ce sont deux radios
associatives qui donnent la parole aux citoyens et "à ceux qui ne l'ont
pas" , comme Moïse Gomis, le directeur de Radio HDR le formule. La
Radio des Hauts de Rouen a été fondée en 1994, dans un temps où l'Etat
libéralisait les ondes et permettait aussi aux citoyens de recevoir une
fréquence dite "radio libre". Après une phase de test, le Conseil
Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) a donné en 1996 le fréquence 99.1 FM
de la bande rouennaise en permanence à la Radio HDR. Avec une web
radio, radio HDR est aussi accessible au-delà de Rouen. La radio
emploie 8 salariés et une centaine de bénévoles, de plus elle offre des
formations.
Pour "l' éducation populaire" la radio HDR forme
ses bénévoles en proposant des stages, et met également en place l'
"EuroRadioFormation" avec laquelle des personnes sans emploi
travaillent dans les secteurs technique, journalistique ou de
l'animation.
D'après
son slogan "Le mix de cultures", les sujets traités à la radio sont
aussi variés que les émissions : des thèmes de jeunesse, de culture
mais aussi de santé, de citoyenneté ou de vie politique. Sans oublier
la musique ! Radio HDR ne met pas en valeur l'actualité, mais prend le
temps nécessaire pour chacun. "On est là pour respecter les gens"
souligne Moïse Gomis.
La radio HDR est subventionné à 99 % par des
structures publiques, soit partiellement par la ville de Rouen, soit
par la région, le département et l'Etat français. Seulement les projets
sont payés, la production de la radio reste non-rémunérée. Au mois
d'octobre, la radio HDR était "en danger" parce que les salaires du
mois dernier n'étaient pas payés : des manifestations ont suivi, une
solution a été trouvée par un redressement judiciaire.
Par jour, on
compte entre 2000-3000 auditeurs de la radio HDR, ce qui n'est pas
étonnant si on regarde les offres de programme qui est adapté à la
population rouennaise et à leurs besoins, mais elle s'occupe également
de l'intégration des minorités. C'est pourquoi la radio diffuse des
émissions aussi en arabe, berbère, wolof, manjako et pulaar.
Radio
HDR implique aussi des "reporters amateurs" dans ses émissions, par
exemple dans le cadre de la radio scolaire ou aussi avec les jeunes
reporters de "Journal Globules".
Les mêmes objectifs sont suivis par radio FLORA, une radio des
citoyens d'Hanovre en Basse-Saxe, située dans le nord -ouest de
l’Allemagne. En 1993, l'institut des médias de Basse-Saxe a permis de
fonder une radio des citoyens, jusqu'en 2002 l'expérimentation "radio
flora" continuait. A partir de là, radio Flora a reçu la licence pour
lancer une radio officielle sur le 106,5 FM pour les sept années
suivantes. La radio veut promouvoir la participation des citoyens, à
côté des 10 salariés, il y a 9 apprentis et environ 400 bénévoles qui
sont impliqués dans la radio ! Il y a la possibilité de lancer
des émissions, de faire un stage ou même un apprentissage. Depuis 1999
la radio forme, en effet, des jeunes pendant trois ans aux créateurs de
média en image/son en collaboration avec une chaîne de télévision
locale. Le nombre des auditeurs oscille entre 100-200 pour les
émissions en tamoul, et entre 100 000 auditeurs pour les émissions
quotidiennes.
Comme la radio HDR, radio Flora diffuse aussi des
émissions dans des langues étrangères : en ghanéen, persan, portugais,
espagnol, kurde, grec, albanais, polonais, tamoul et en serbe.
Du point de vue financièr, Radio Flora reçoit des subventions par l'institut des médias de Basse-Saxe et est financée aussi par des dons, des cotisations et par le travail bénévole. Mais même si Radio Flora n'a pas les mêmes problèmes d'argent que la Radio HDR, elle doit s'arrêter le 31 mars 2009 : l'institut des médias de Basse-Saxe ne prolonge pas sa licence de diffusion. Au lieu de cela, une autre chaîne plus conformiste a reçu la licence, parce qu'elle est "plus professionnelle avec des émissions plus variées". C'est pourquoi la rédaction de radio Flora réfléchit à la manière de continuer avec une web radio. La décision de l'institut des médias de Basse-Saxe est quand même assez grave. "La décision de l'institut des médias de Basse-Saxe contre Radio Flora n'est pas seulement amère, on ne peux pas non plus la comprendre ", explique le comité directeur de la radio.
Si on compare la situation des deux radios en France et en
Allemagne, il y a beaucoup de choses en commun : deux associations avec
l'objectif de sauvegarder la diversité de la société, et pas uniquement
avec des émissions en différentes langues ! Ce sont deux radios
qui impliquent les habitants locaux, des immigrés, des jeunes, des
personnes âgées, des musiciens locaux et internationaux... et deux
médias qui sont dépendants du soutien public.
Mais pendant que la
radio HDR peut encore compter sur l'Etat, la radio Flora devra laisser
sa licence de diffusion à une autre radio : il semble qu'une radio
alternative et critique ne soit pas bienvenue dans le paysage
médiatique de Basse-Saxe. Malheureusement.
Daniel Hadwiger
19 décembre 2008
Babo Natale, Père Noël et Christkind : la Fête de Noël en Europe
La
Fête de Noël n'est pas fêtée de la même manière dans tous les pays
d'Europe. Dans quelques régions, le soir de Noël se déroule le 25
décembre, dans d’autres le 24 décembre, ou le 6 décembre ! Parfois
c'est le père Noël qui apporte les cadeaux, parfois la sorcière Befana
ou le Christkind. Les coutumes, le décor ou le repas autour du
réveillon sont également différents. Allons-y pour un petit voyage
d'Europe pendant les fêtes !
"Noche Buena" en Espagne
Dans le pays voisin de
la France, le 24 et 25 décembre toute la famille se réunit autour d'un
grand repas, avec des spécialités culinaires qui peuvent varier par
région. Seul le "Turron", une confiserie de nougat, est dégusté dans
toute l'Espagne. Pendant que les enfants français ouvrent déjà leurs
cadeaux le 25 décembre, les espagnols doivent encore attendre jusqu'au
6 janvier : c'est le grand moment des rois mages qui donnent les
cadeaux aux enfants. Dans chaque ville, il y a des parades avec
Gaspard, Melchior et Balthazar qui offrent aux enfants des bonbons.
Dans les régions de la côte ils arrivent également par des bateaux
décorés et illuminés.
Plumpudding for Father Christmas
En Angleterre,
on commence bien en avance avec les préparations de Noël: on envoie des
cartes de Noël, décore la maison avec des guirlandes, du houx et des
branches de sapin et, bien sûr, on prépare le célèbre "Christmas
pudding" ou "plumpudding". Ce gâteau à base de fruits secs, de sucre et
d'alcool doit être fait cinq dimanches avant Noël, pour qu'il macère
bien. Traditionnellement, on cache des objets (par exemple, de la
monnaie) dedans. Au-dessus des portes, on met aussi un bouquet de gui :
chaque couple qui passe, doit s'embrasser sous le gui. Dans les rues,
les enfants chantent des "Christmas Carols" pour gagner un peu d'argent
et accrochent de vieilles chaussettes sur la cheminée ou sur leurs
lits. Le 25 décembre, c'est la fête de Noël où toute la famille se
réunit autour du sapin, le réveillon et les cadeaux.
Panettone et une gentille sorcière
En Italie,
la fête de Noël dure 3 jours, du 24 au 26 décembre. Selon les régions,
c'est le Babo natale (père Noël), le petit jésus ou la sorcière Befana
qui apportent les cadeaux. Originaire d'Italie, la crèche peut être
trouvée aussi dans chaque maison, quelquefois aussi grande qu’une
chambre ! Le 24 il y a un grand repas avec du poisson, des
légumes ou un dindon, comme dessert on sert le célèbre "panettone", un
gâteau de raisins, du sucre et d’oeufs. Le soir du 24 décembre, les
italiens se rendent à la messe, plus particulièrement à Rome pour celle
du pape. Les enfants reçoivent des petits cadeaux déjà le 24 décembre,
mais traditionnellement, c'est pendant l'Epiphanie, le 6 janvier, où la
sorcière Befana apporte les cadeaux.
"Mon beau sapin, roi des forêts..."
Qu'est-ce que serait Noël
sans sapin ? Venue d'Allemagne au 19e siècle, le sapin décoré est
devenu un élément constant pendant les fêtes de Noël. En Allemagne, les
cadeaux sous le sapin ne sont pas apportés par le père Noël, mais par
le "Christkind"(enfant chrétien). Le 24 décembre, toute la maison est
décorée avec des couronnes des branches de sapin, avec des guirlandes
lumineuses, un sapin et une petite crèche au-dessous. On peut également
y trouver une couronne de l'avent, c'est une couronne de branches de
sapin avec quatre bougies. On en allume une chaque dimanche de l’avent.
Le décor, qui est très important pour la maison, le sapin ou le jardin,
peuvent être trouvé aux marchés de Noël qui se sont installés dans les
grandes places des villes. Le soir du 24 décembre il y a un grand repas
avec des oies, des poissons ou du porc. Comme dessert, on mange du
"Stollen" (gâteau brioché avec des raisins) et "Plätzchen" (petit
gâteau sec), ensuite, on va traditionnellement à la messe pour que les
enfants puissent ouvrir après leurs cadeaux.
La Sainte Lucie et Donald Duck
En Suède, il y a
deux grands événements en décembre. Le 13 décembre, on fête la journée
de Ste Lucie, la sainte de la lumière. À partir de cette date, les
jours deviennent plus longs et les nuits plus courtes. La plus belle
fille de chaque village est choisie pour accompagner la parade de la
lumière, avec des chants et des bougies allumées on veut expulser
l'obscurité. Le 24 décembre, on fête "Jul" (Nöel) de manière classique
: le matin on rend visite aux proches, la maison est décorée, on
installe le sapin....et on regarde Donald Duck à 15 heures. Depuis 25
ans, c'est la tradition de regarder au 24 décembre un mix des anciens
films de Disney. Ensuite, il est permis de commencer à réveillonner :
il y a un grand buffet, le Smörgasbord, avec des pommes de terre, de la
morue séchée, des saucisses, du chou rouge et du "Glögg" (vin chaud).
Pendant le repas, on laisse une chaise vide pour les âmes des défunts
de la famille. Après le repas, on ouvre les cadeaux et on danse autour
du sapin en chantant des chants de Noël.
Noël oriental
En Grèce, Noël n'est pas beaucoup
fêté. Le réveillon du Noël grec le 25 décembre clôt une période de
jeûne de 40 jours. C'est pourquoi on ne mange pas beaucoup de choses au
soir du 24 décembre : des fruits ou des légumes secs seulement. Pendant
ce temps, les enfants passent devant chaque porte en chantant les
"Kalanta" (chants de Noël) pour acclamer la naissance de Jésus. Le 25
décembre on se lève à 4 heures pour aller à la messe orthodoxe, ensuite
on mange du miel, des fruits et du "Christopsomo", une sorte de galette
aux noix. Le 25 décembre est un jour familial où l’on rend visite aux
proches et où l’on peut enfin savourer les spécialités culinaires : du
dindon et des petits gâteaux comme "Melomakarona" ou "Kourambiedes".
Une belle tradition pendant Noël est aussi de décorer des petits
bateaux ce qu'on fait surtout le long de la côte et dans les îles. Plus
important pour les grecs est le Nouvel An, où il y a la fête du St.
Basil : les enfants reçoivent des cadeaux et il y a un grand banquet
avec le "Vassilopita", un gâteau préparé pour le Nouvel An.
Pour clôturer le voyage de Noël, chaque pays présenté souhaite "Joyeux Noël", bien sûr dans sa langue !
Joyeux Noël !
Feliz Navidad !
Merry Christmas !
Buon Natale !
Fröhliche Weihnachten !
God Jul !
Kala Christouyenna !
Daniel Hadwiger
09 décembre 2008
Le 26e Festival du Livre de Jeunesse
Du
5 au 7 décembre 2008, le 26e Festival du Livre de Jeunesse s'est
déroulé sur les quais de Rouen. Comme prélude, l'équipe du Festival a
remis mercredi 26 novembre, le recueil de nouvelles du concours "Laisse
moi respirer" aux 10 jeunes lauréats. Dans la belle ambiance de la
maison des forêts à Saint Etienne du Rouvray les 10 meilleurs écrivains
parmi une quarantaine de candidats ont reçu la récompense pour leur
travail: un livre de 10 nouvelles, chacune accompagnée d'une
illustration. Chaque nouvelle était attribuée à un artiste qui y a
ajouté un dessin. Le concours de nouvelles se déroule déjà pour la
deuxième fois avec une difficulté : les écrivains ne doivent pas
seulement écrire un texte sur le thème "Laisse moi respirer", mais
devaient aussi ajouter quatre mots imposés autour du thème de l'air.
Avec ce concours, on espère éveiller l'intérêt des jeunes à la
littérature et également lutter contre l'illettrisme.
Le Festival
du Livre lui-même était aussi pour la 26e fois un grand succès, autour
du thème de l'air une centaine d'éditeurs et auteurs se sont présentés
aux nombreux visiteurs. Pendant les trois jours, les reporters du
journal Globules ont interviewé les différents acteurs du festival pour
publier un journal du festival : on peut y trouver des articles sur une
débat autour de l'illettrisme, des interviews de l'auteur
franco-camerounaise Evelyne Pélerin Ngo Maa et d'une "slameuse",
un micro-trottoir et des présentations de "Air Normand" (observatoire
de la qualité de l'air) et de l'éditeur et papetier Christophe Chomant.
Les
principaux organisateurs du festival, l'"Association des amis de la
Renaissance" et "Union Locale CGT Rouen", présentent chaque
année des nouveautés: dans le cadre de la lutte contre l'illettrisme,
on pouvait découvrir cette année l'espace des 0-3 ans ou encore l'espace des petits
philosophes.
Daniel Hadwiger
















