28 novembre 2008
Le tour d'Europe à vélo
Le
4 janvier 2009, Adrien Meuret et Michaël Jeannin partiront pour une
grande aventure : un tour d'Europe à vélo en dix mois ! Pendant
leur voyage, ils traverseront 27 pays et effectueront environ 15 000 km
! Ils planifient depuis longtemps ce rêve d'enfance et ont créé
l'association " Deux vélos pour l'Europe" et un site internet. Mais, il
y avait aussi le problème d'argent à résoudre...
Globules : Pourquoi faites-vous un tour d'Europe à vélo ?
Adrien Meuret
: Nous aimons le sport depuis qu'on est petit et on pratique
également une multitude de sports. De plus, on a fait des études dans
le secteur sportif. Mais on veut également s'engager pour
l'environnement et promouvoir le vélo comme un bon outil de locomotion.
C'est pourquoi notre association n'a pas seulement le but de la
découverte de l'Europe, mais aussi "l'écomobilité". De plus, avec le
vélo, c'est plus facile de rencontrer la population et c'est aussi un
moyen de transport pas cher.
Globules : Pourquoi avez-vous choisi de faire le voyage à cette date-là ?
Adrien
Meuret : Pour nous, c'est la date idéale, parce qu'on a (presque) fini
les études et on n'est pas encore attaché à un travail, c'est une phase
libre entre l'université et le travail. Donc, si on ne le fait pas
maintenant, on ne le feras jamais !
Globules : Quel itinéraire prenez-vous exactement ?
Adrien Meuret
: On rend visite à 27 pays européens, mais on veut éviter des détours,
c'est pourquoi on décrira environ un cercle. En commençant à Rouen, on
suit la côte espagnole du nord jusqu'au Portugal, puis on retourne en
France à Nice, on utilise le ferry pour aller en Corse, Italie et
Grèce. Ensuite, on va vers l'Europe du Nord, des pays Scandinaves on se
tourne vers le Danemark, on croise l'Allemagne, les Pays-Bas, la
Belgique et l'Angleterre. D'Irlande, on prend le ferry jusqu'en France,
où on finit notre voyage en octobre 2009. En fait, on a choisi aussi
cette route, parce que ça va bien avec les saisons: en hiver on est
dans le Sud, le printemps on rend visite aux pays de l'Est et en été on
passe en Scandinavie.
Globules : Comment peut-on s'imaginer le quotidien pendant votre tour ?
Adrien Meuret
: On veut effectuer 80 km par jour, ça veut dire environ 5-6 heures à
vélo. Si on se lève tôt, on est arrivé vers midi à notre destination,
on monte la tente, on regarde les alentours, on fait des
connaissances... pendant une nuit par semaine, on ne veut pas dormir
dans la tente, mais dans une auberge ou un hôtel. Pour faire la
cuisine, on utilise de l'alcool à brûler parce qu'on peut le trouver
partout, il n'est pas lourd et il est universel. Par des visites des
cyber cafés chaque semaine, on peut actualiser notre site internet et
garder le contact avec nos proches.
Globules : Y-a-t-il des choses qui vous font peur ?
Adrien Meuret
: On part aussi pour se confronter au danger, à l'aventure, c'est
pourquoi il n'y a pas une chose qui me fait peur vraiment. La traversée
de l'Espagne va peut-être être un peu dure, ce sont 2 000 km du
Portugal jusqu'à la frontière française. Par contre, je me réjouis par
exemple de l'arrivée en Grèce, parce que j'aime bien la mythologie
grecque.
Globules : Comment financez-vous ce grand projet ?
Adrien Meuret
: On a besoin de 18 000 Euro pour tout financer: les vélos, les
logements, les repas, la technique... c'est pourquoi on a créé
l'association "Deux vélos pour l'Europe" et un site internet. Un ami,
Quentin Gantier, s'occupe du site internet et la mise à jour, une autre
amie, Emilie Docaigne, fait les contacts avec l'étranger. Avec notre
association c'est plus facile de recevoir des aides privées et
publiques. On reçoit des subventions, par exemple, de l'Europe ou du
comité de jumelage franco-allemand de Louviers, mais aussi des communes
dans la région. De plus, il y a aussi le projet avec les écoles: on a
présenté notre projet aux écoles primaires de la région, maintenant les
élèves vont nous accompagner pendant le voyage via notre site internet
et comme ça, ils apprennent un peu de la géographie et peuvent
découvrir avec nous l'Europe! Mais la recherche de financements
n'est pas encore fini, on est encore à la recherche de partenaires et
des aides.
Globules : Avez-vous déjà fait un essai avec les vélos et l'équipage ?
Adrien Meuret
: On est parti pour trois jours en Bretagne, où l'on a effectué le
premier jour 150 km, les deux jours suivants 100 km par jour. Les vélos
et l'équipement sont très bien, mais on a appris qu'il faut se lever
tôt, économiser la place et toujours avoir la bonne orientation !
Plus d'informations sur : www.2veloseurope.fr
Daniel Hadwiger
21 novembre 2008
L'Europe, Elbeuf et les jeunes
Pendant
les vacances de la Toussaint, quatre jeunes d'Elbeuf ont écrit des
articles sur le thème "L’Europe et les jeunes". Accompagnés par leur
animatrice Salima Mouhou, Aniss Bouhmid, Aïssata Lakhamé, Ibrahim Dem
et Ines Khalifa ont fait des recherches sur l'Europe autour d'Elbeuf,
mais aussi dans toute la région Haute-Normandie. Par exemple, les
jeunes ont écrit des articles sur le Service Volontaire Européen
(Espagne, Allemagne), un témoignage sur un mois à Malte ou une
interview avec David Durand de la Direction Régionale et Départementale
de la Jeunesse et des Sports de Haute-Normandie. Une dizaine d'articles
a donc été publié Vendredi 7 novembre 2008 dans "Le Journal d'Elbeuf".
Le
projet des jeunes reporters existe depuis 5 ans à la MJC d’Elbeuf en
collaboration avec l'APRE (Association Prévention de la Région
Elbeuvienne) et le Journal d’Elbeuf. Habituellement ce projet
journalistique se déroule pendant les vacances d'été, mais cette année,
il a également lieu exceptionnellement pendant les vacances de la
Toussaint. Les quatre jeunes reporters ont été sélectionnés
parmi une vingtaine des candidats. Du 27 octobre au 5 novembre
2008, les trois rédacteurs et le photographe n'ont pas uniquement
appris beaucoup de choses sur l'Europe et l’écriture d’articles, ils
ont aussi été rémunéré par l'APRE et l'agglomération d'Elbeuf. Le thème
"L’Europe et les jeunes" a été choisi en lien avec la présidence
française de l’'Europe et la Semaine Européenne de la Jeunesse qui
s'est déroulée du 3 au 9 novembre.
Voici quelques articles à lire de ces jeunes reporters...
ROUEN – PROGRAMME EUROPEEN JEUNESSE EN ACTION
Un service
au service des jeunes
Dissimulé
entre les grands bâtiments du centre-ville rouennais, le PEJA
(Programme Européen Jeunesse en action) œuvre pour les jeunes. Il
s’agit d’un programme communautaire d’éducation non formel. Il vise
toute population âgée de treize à trente ans résidant légalement dans
un des pays participant au programme.
Le PEJA a différents
objectifs. Il cherche à valoriser la citoyenneté européenne. En vu des
taux élevés d’abstention des jeunes aux élections, il vise également à
les encourager à la vie démocratique. Afin d’éviter que de tristes
événements de l’Histoire de l’Europe ne se reproduisent, le PEJA invite
chacun à agir pour la paix, la solidarité et la diversité culturelle.
De plus, il est possible pour un jeune d’être soutenu dans la mise en
place d’activités et d’acquérir des connaissances. « Le PEJA comprend
cinq actions » explique David Durand, conseillé d’éducation populaire
et de jeunesse. La « jeunesse pour l’Europe » est l’une des actions
menées par ce service. Elle vise à développer la citoyenneté et la
compréhension mutuelle des jeunes. La deuxième dont le but est de se
mettre au service d’un projet d’intérêt général dans une organisation
d’un pays est le « SVE » (Service Volontaire Européen). « Beaucoup de
jeunes sont intéressés par ce service car il leur apporte un réel
enrichissement personnel. Le fait de partir seul dans un pays étranger
forge le caractère ! », confie David Durand. Un autre projet du PEJA
tente de promouvoir les échanges et la coopération avec d’autres
régions du monde. Le PEJA invite également au partage des compétences
et des bonnes pratiques afin de les transférer au niveau européen
régional ou local grâce au « soutien aux acteurs de jeunesse ». La
dernière action qui favorise les échanges de bonnes pratiques et
l’organisation des débats par les jeunes, se nomme la « coopération
politique européenne dans le domaine de la jeunesse ». «Toutes les
actions du PEJA sont basées sur un enrichissement et un
apprentissage mutuel et non pas formel » précise David Durand. A la fin
d’un projet, les jeunes volontaires se voient remettre un « youth pass
» qui témoigne de leur participation. Tout un ensemble de mesures
prises à l’intention des jeunes qui ne peuvent que leur être bénéfique.
Inès KHALIFA, Ibrahim DEM
Aniss BOUHMID
Aïssata LAKAME
PORTRAIT – ABDOULAYE KONTE
Un volontaire français tombé sous le charme de l’Espagne.
Quand
l'opportunité se présente à vous, il est difficile de passer outre.
C'est ce que pense Abdoulaye Konté, animateur au centre Boby Lapointe
de Cléon. Ce jeune homme de vingt-sept ans ne s'était pas imaginé une
seconde que travailler avec des enfants dans un pays étranger pouvait
être réalisable. Grâce au SVE (Service Volontaire Européen), son rêve
est devenu réalité!
Lors d'un séminaire européen de deux jours à
Fécamp, c'est là que tout commence. En 2002, Abdoulaye, âgé alors de
vingt et un ans, s'engage auprès d'une école espagnole dans laquelle il
s'occupe des enfants du voyage. Durant six mois, il découvre une
culture qu'il ne connaissait pas et améliore sa maîtrise de la langue,
“en partie grâce aux enfants”, avoue-t-il. Une première expérience qui
lui donne l'occassion, aujourd'hui, de parfaire son CV. Logé dans un
appartement, il vit en colocation avec sept filles, toutes issues de
différents pays d' Europe. “J'étais le seul garçon, et je vous avoue
qu'il est parfois difficile de faire valoir son opinion au milieu d'une
communauté exclusivement féminine”, explique-t-il, le sourire aux
lèvres. Mais ce frein entravant son intégration a bien failli mettre
fin à son séjour! Il a fallu l'intervention de son tuteur sur place
pour remédier à cette situation, et remotiver Abdoulaye. “Ce fut
une très belle expérience malgré tout que je conseille à tout le monde”
conclut-il. Sur place, il a assisté entre autres à des “Fallas” (
Défilé de marionnettes immenses dans les rues ) et a réservé son temps
libre au sillonage de Valence, ville dans laquelle Abdoulaye a été
accueilli. Les sorties entre amis étaient également de la partie.
Sévilla a notamment été une destination phare de son séjour dans
laquelle il y a appris l'histoire de l'Espagne. Ces six mois ont été
aussi l'occassion pour Abdulaye de créer un projet subventionné par le
PEJA dans le cadre des “initiatives de jeunes”. Notre volontaire a
alors créé un sketch-théatre mettant en scène divers ateliers centrés
sur le racisme et les droits de l'enfant. Le téléphone deux à trois
fois par semaine a suffit à Abdoulaye pour perpétuer le lien familial
jusqu'à son retour en 2003. Nuits blanches en fêtes, joyeuses
retrouvailles, mais aussi pleurs ont été le lot de la fin de ce
séjour.
DEM Ibrahim. KHALIFA Inès.
Daniel Hadwiger
18 novembre 2008
"Le Muezzin appelle du minaret pendant que les cloches de l'église sonnent en même temps"
Lucie
Lecacheur est partie pour un service volontaire européen (SVE) de six
mois à Kljuc, Bosnie Hezégovine, en Fédération Croato-Musulmane. Dans
le "Centre Kosmos", elle devait travailler dans un centre avec des
enfants réfugiés. Mais, en arrivant dans son projet, le centre était
fermé (depuis 2006) et elle n'avait pas de travail. Magré cela, elle a
réussi à passer un séjour enrichissant.
Globules : Pourquoi as-tu choisi de passer ton SVE en Bosnie ?
Lucie Lecacheur
: Au début, je n’avais aucune idée précise pour un pays en particulier.
Je n’associe pas le Service Européen à une agence de voyage, c’est
pourquoi je privilégiais le choix du projet au choix d’un pays. Puis
lors de mes recherches, pour mon SVE, j'ai découvert un projet en
Bosnie, extrêmement intéressant, qui m’a donné envie d'y aller. De
plus, je souhaitais un pays qui n’avait aucun lien de près ou de loin
avec moi, un pays inconnu. Et enfin, sur le plan professionnel, je
souhaite m’orienter dans le développement humanitaire. En bref aller en
Bosnie, s’avérait combiner toutes mes attentes.
Globules : Quel était ton projet ?
Lucie Lecacheur
: Il était prévu que je travaille avec des enfants réfugiés, mais, en
arrivant à Kljuc, j'ai découvert qu’il n’y avait rien de réellement mis
en place pour que je travaille. Je n’avais aucune obligations, ni
responsabilité... C'était donc à moi de monter un projet, pour que je
puisse m’occuper. J'ai proposé diverses idées à ma directice : faire
des « marionnettes-doigts »,monter une campagne de sensibilisation
auprès des populations locales, faire un festival de Feu, etc... Mais
toutes mes propositions ne furent pas suivies. Au point de vue de
travail, le projet fut donc un peu décevant parce qu'il n'y avait pas
ou presque pas d’activités prévues pour moi. Cependant, suite à une
demande auprès de ma tutrice, j'ai assisté plusieurs fois à des cours
d'anglais au collège et à l’école primaire. J'ai aussi organisé un
atelier pour des enfants (durant une matinée) sous la demande de ma
directrice. Pour cela, j’ai préparé des bolasses en tissu pour leur
faire une initiation au jonglage et je leur ai peint sur le
visage, les mains…
Et enfin mon organisation m’a permis de
participer à différents programme européens, à Kljuc en Bosnie, mais
aussi dans les pays voisins. Par exemple en Macédoine, j’ai participé à
un « échange de jeunes » (Youth Exchange) sur le thème "Postcards in
Europe" (dessins, peintures, jeux, activités sur le thème de l’Europe).
En mai par exemple, j'ai participé à un second échange à Kljuc dont le
thème était "Learning is an adventure" avec des activités sportives
dans la région. Mais ce qui m' a le plus intéressé, c'était un
séminaire, plus sérieux, sur "Conflit et Réconciliation" où il y avait
des débats, des discussions et des exposés. Les participants venaient
de toute l'Europe, Georgie, Espagne, Serbie, Bosnie Arménie, Italie,
Pologne, Allemagne etc… Cette semaine fut très enrichissante.
Globules : Qu'est-ce que tu as fait à côté de ton projet ?
Lucie Lecacheur
: J’ai beaucoup voyagé en Bosnie, mais aussi en Croatie, Macédoine et
en Serbie( festivals de musique). Ainsi j'ai pu visiter Belgrade,
Skopje, Zagreb, et Sarajevo. Ces villes et pays sont vraiment
magnifiques. Sinon la plupart de mes temps libres, je le passais avec
des amis bosniaques, serbes, croates, macédoniens, ou avec les
volontaires SVE venus de toute l’Europe, que j’ai pu rencontrer durant
mes formations (arrivée et mi-parcours). J’ai aussi participer à
plusieurs manifestations locales là-bas telle que le Régate de Rafting
de Kljuc.
Globules : Comment as-tu appris le bosniaque ?
Lucie Lecacheur
: J'ai eu un cours de bosniaque, mais la première personne
chargée de me l’enseigner n’était pas compétente et la compréhension
était difficile comme nous n’avions aucun langage en commun. Par la
suite, j'ai continué les cours avec ma directrice, mais ils n’ont à
peine duré plus d’une semaine.
Au début de mon SVE, j'était très
motivée pour apprendre le bosniaque, seulement, avec l’absence de
projet celle-ci s’est très vite dissipée. C’est seulement à la
fin de mon SVE, que je me suis reprise en main, j’ai retravaillé seule,
et j’essayais de communiquer en bosniaque et non en anglais avec la
population locale. Avant mon départ, je commençais alors à parler.
Globules
: Quand on entend "la Bosnie", on pense tout de suite à la guerre, les
conflits dans la région... As-tu encore remarqué les conséquences de la
guerre ?
Lucie Lecacheur : Sur le plan matériel,
l’impact de la guerre se perçoit très vite, destructions des maisons,
impact de balles etc … Sur le plan humain les choses bien
malheureusement restent encore compliquées…. Avant même de partir
là-bas, je savais la posture que je voulais adopter. Je suis partie en
tant que volontaire pour 6 mois, je trouvais impudique et irrespectueux
de me permettre de soulever certaines blessures par des questions
maladroites sur quelque chose que je n’ai jamais connu, et que seuls
ceux qui l’ont vécu peuvent vraiment le partager. La plupart de mes
amis de mon âge, avaient perdu leur père durant le conflit, et ce n’est
jamais de leur bouche que je l’ai su. Durant mon séjour, j’ai eu
l’occasion de visiter le musée à Sarajevo sur ce conflit, et j’ai aussi
entendu des personnes s’exprimer sur ce sujet. J’ai été témoin de
plusieurs discours différents, contradictoires, opposés, neutres etc.…
Mon manque de connaissance à ce sujet, fait que je m’abstiendrai de
défendre ou juger telle ou telle opinion et encore plus d’exprimer ma
propre opinion.
Globules : Quelle influence ton SVE a-t-il sur ta vie d'aujourd'hui ?
Lucie Lecacheur
: Personnellement, ce séjour fut très enrichissant et important
pour moi. N’ayant jamais voyagé auparavant j'ai ouvert mes yeux sur une
culture différente, j'ai appris le sens du mot « hospitalité » en
Bosnie. Le SVE permet aussi de briser les préjugés, depuis mon retour
j'essaie à mon échelle, de changer l'image de la Bosnie,
malheureusement encore pleine d'idées préconçues.
Je pense que le
SVE change énormément un individu, après pour l’expliquer c’est assez
compliqué. Ce n’est pas du matériel, ce n’est pas palpable, ça reste
difficile a décrire. En tout cas, je ne regrette pas d'avoir fait mon
SVE en Bosnie, malgré l'absence du projet, j'ai appris mille choses
là-bas et je conseille à tous de faire un SVE !
Professionnellement,
mon SVE en Bosnie m’a beaucoup apporté. Mon niveau d’anglais a
progressé, j’ai désormais des notions de bosniaque, et compte bien
prendre des cours bientôt pour maîtriser cette langue. Et qui sait peut
être qu’un jour je serai amener à travailler dans le développement des
pays de l’Ex- Yougoslavie ! Quoiqu’il en soit j’ai créer des liens très
fort là-bas et dans les autres pays que j’ai pu découvrir, et je compte
bien aussi y retourner dès que j’en ai l’occasion.
Daniel Hadwiger
03 novembre 2008
"Je n'ai pas de préjugé car j'aime beaucoup l'Allemagne"
Dans
la série des récits sur le Service Volontaire Européen (SVE), Globules
a aussi interviewé Hélène Tessier de Gaillon qui va faire un service
volontaire en Allemagne. Quelles attentes a-t-elle ? Pourquoi a-t-elle
choisi de faire un SVE ? Pourquoi est-elle si douée en allemand ? Mais
lisez-vous même...
Globules : Quand est-ce que tu pars pour ton service volontaire ?
Hélène Tessier : Je commence le 3 décembre 2008 et je vais travailler à Verl à la "Droste-Haus" pour neuf mois. Verl est près de Bielefeld.
Globules : Qu'est-ce que tu vas faire exactement à la Droste-Haus?
Hélène Tessier :
Le matin, je vais travailler dans une école maternelle et l'après-midi,
je vais dans une école primaire qui fait la "Ganztagsschule" (école à
plein temps) pour m'occuper d'enfants. Je m'occuperai uniquement des
enfants pendant leur temps libre mais je proposerai sur place de faire
quelques activités en français même si ça n'est pas prévu. Justement,
j'ai déjà des livres et des CD avec des chansons en français et en
allemand.
Globules : Est-ce que tu sais déjà parler allemand ?
Hélène Tessier : J'ai
commencé l'allemand en maternelle quand j'habitais en Alsace, puis j'ai
habité quatre ans en Allemagne ! J'avais entre 5 et 8 ans, par contre,
j'étais dans une école française. Plus tard, j'ai choisi l'allemand
comme première langue à l'école. Aujourd'hui, je le parle pratiquement
couramment, c'est-à-dire que je fais encore des fautes quand je parle,
mais par contre, je comprends tout.
Globules : Voulais-tu passer ton SVE seulement en Allemagne ?
Hélène Tessier : Je
veux devenir prof d'allemand, donc pour moi le SVE est un moyen
pratique de partir en Allemagne avant mes études et en plus, j'aime
bien le système du service civil. Aussi, je voulais être au contact
d'enfants car c'est ce qui m'intéresse. Le SVE, c'est effectivement
pour moi la possibilité de perfectionner mon allemand, mais la notion
de service volontaire me tient aussi beaucoup à coeur. Si je n'en fais
pas un maintenant, je n'en ferai jamais !
Globules : As-tu fait beaucoup des démarches pour trouver ton projet ?
Hélène Tessier :
J'ai bien étudié tous les projets qui pouvaient m'intéresser, puis j'ai
envoyé pas mal de demandes. Au final, j'avais plus de huit réponses
positives en moins d'une semaine ! Une bonne préparation pour le SVE a
été aussi un stage d'un mois en Allemagne par l’intermédiaire des
comités de jumelage de Gaillon-Aubevoye et de Sarstedt. Du 12 septembre
2008 au 12 octobre 2008, j'ai travaillé dans une école primaire à
Ahrbergen près d'Hanovre. Mon stage a été subventionné par l’OFAJ.
Globules : As-tu encore des attentes ou des préjugés sur ton SVE en Allemagne ?
Hélène Tessier :
Je connais déjà le pays mais j'ai encore beaucoup de choses à apprendre
comme travailler dans la vie active, avec des allemands...
Mais je
n'ai pas de préjugé, car j'aime beaucoup l'Allemagne. Je pense aussi
que l'on apprend beaucoup plus rapidement quand on est immergé dans le
pays. En plus, je veux aussi apprendre l'allemand "parlé", car je
connais surtout le scolaire !
Daniel Hadwiger





